Les « idiots utiles ».


Agressions police

J’étais plongé, hier, à une heure avancée de la soirée, dans la lecture du livre du « Géopolitologue » engagé (!!!) Gérard Challiand, au titre évocateur : « Pourquoi perd-on la guerre », un nouvel art occidental , chez Odile Jacob.

Je m’attardais sur la page 57 de ce livre traitant de la « Théorisation de la guérilla »qui consiste à « porter le danger partout « , pour « harceler sans cesse » l’ennemi, « le miner peu à peu »: « mobilité, surprise, harcèlement, » telle est la base de toute stratégie dans la guérilla…

Ceux qui ont encore, dans leur mémoire vivante, le souvenir de la guerre d’Algérie, en savent quelque chose….Et ma mémoire sur ces sujets est restée extraordinairement vivante….

Pendant que quelques images ressurgissaient de mes lointains souvenirs, mon attention est attirée par le ton d’une vive discussion à la télé, restée allumée, dans l’émission nocturne d’i-Télé, « Galzi jusqu’à Minuit ».

La discussion opposait un « Sociologue » à un Syndicaliste de la Police accompagné d’un policier qui portait encore les traces de la violente agression qu’il avait subie lors des manifestations qui ont accompagné les « Nuits debout » de la Place de la République….

Prêtant un instant l’oreille à cette discussion, j’entends l’argumentation de ce « sociologue » selon laquelle les violences subies par les policiers n’étaient que la réplique aux violences commises par les policiers eux-mêmes face à de jeunes manifestants excédés par le harcèlement qu’ils subissent dans les banlieues, etc…etc…

Ce discours – bien connu chez certains « zintellectuels » dont notre pays est largement pourvu, a bien entendu exaspéré les deux policiers ce qui explique que le ton de la discussion est immédiatement monté à un niveau qui ne permettait plus au journaliste censé « diriger » le débat de maîtriser la situation, en même temps qu’il ne me permettait plus de conserver ma concentration sur ma lecture…

Mon propos n’est pas ici, de faire l’exégèse de ce que je venais de lire, pas plus que de reproduire le débat télévisé où foisonnaient les arguments du « sociologue » fondés sur la « culture de l’excuse » et « l’idéologie victimaire »bien connues….

Je veux seulement dire ici que l’espèce de « zozo » sociologue qui s’exprimait à la télévision m’a rappelé, soudain, que dans tous les conflits auxquels notre pays a été exposé, on rencontre cette catégorie d’individus qui, idéologiquement, se situent systématiquement dans le camp opposé à la France, traitant de haut tous ceux qui ne partagent pas leurs utopies, drapés dans la dignité que leur confère le rôle qu’ils se sont attribué, celui d’être les « défenseurs du Bien », tels qu’ils le conçoivent, jusqu’à l’aveuglement….

Nous avons connu cela pendant la guerre d’Algérie.

Un ramassis d’intellectuels appartenant à la mouvance communiste, des trotskystes, des chrétiens sociaux, des pacifistes et des tiers-mondistes, jouaient le même rôle, opposant à la nécessité de faire face à une violence aveugle et criminelle, la légitimité de cette même violence, au nom des idées qu’ils défendent.

Ces individus avaient été affublés du qualificatif « d’Idiots Utiles » de la rébellion algérienne, par analogie avec le qualificatif qu’utilisait Lénine pour évoquer ceux qui, en Occident, soutenaient les régimes communistes ….

Plongeant dans ma bibliothèque je retrouve, assez facilement, un ouvrage dont l’auteur Catherine Simon, avait traité ce sujet qui avait inspiré un article paru dans l’Hebdomadaire l’Express.  Malgré l’heure tardive, je me replonge dans la lecture des meilleures pages de ce livre étonnant. J’y retrouve la page que j’avais arrachée dans l’Hebdomadaire l’Express soigneusement pliée et un peu jaunie….

http://www.lexpress.fr/culture/livre/algerie-les-annees-pieds-rouges_823725.html

Je cite :

« Après l’indépendance, des Français partent bâtir l’Algérie socialiste. Catherine Simon raconte l’engagement de ces « pieds-rouges », qui vira au cauchemar.

Les « idiots utiles » du FLN

L’atmosphère est électrique en Algérie en ce mois de juillet 1962. La France a officiellement reconnu l’indépendance du territoire qui sombre dans l’anarchie. Entre les fusillades de l’armée française, les règlements de compte des groupes algériens rivaux, les enlèvements et exécutions d’Européens, les attentats et sabotages de l’OAS, les pieds-noirs embarquent pour une métropole qui ne goûte pas le pataouète.

Leurs meubles ont envahi les trottoirs, vestiges de cent trente-deux ans de colonisation: l’exode débute par une immense braderie. A la fin de l’été, 700 000 Européens seront partis (4 sur 5).

Au même moment, quelques milliers de Français – on ignore leur chiffre exact – traversent la Méditerranée en sens inverse. Médecins, chirurgiens, infirmiers, instituteurs, ingénieurs, artistes, ils viennent occuper les postes vacants. Ils font don de leur personne pour participer à l’édification du socialisme dans la nouvelle Algérie. Anticolonialistes, porteurs de valises du FLN, insoumis, déserteurs, ils savourent leur victoire. Ils ont le sentiment de vivre le grand soir, entre révolution cubaine, guerre d’Espagne et résistance. Ils sont chrétiens de gauche, trotskistes, anciens communistes.

Des journalistes pieds-noirs, entre mépris et dérision, baptisent « pieds-rouges » « cette ahurissante sous-espèce d’oiseaux migrateurs », raconte Catherine Simon dans une enquête remarquable sur cet épisode méconnu de l’histoire franco-algérienne. 

La force du récit de la journaliste du Monde repose sur les témoignages. L’entreprise relève de l’exploit. Jusqu’ici, les pieds-rouges s’étaient tus.

Y compris ceux qui, entre-temps, avaient acquis une notoriété: l’ancien patron de TF 1 Hervé Bourges – qui refuse l’appellation – le géopoliticien Gérard Chaliand, l’écrivain Ania Francos, l’avocat Tiennot Grumbach, le photographe Elie Kagan, les cinéastes Marceline Loridan et René Vautier, le parolier Pierre Grosz…ou le journaleux Edwy Plenel !!!

Il est difficile de parler d’un échec, encore moins d’un cauchemar. La réalité fut à mille lieues de « l’illusion lyrique » des premiers jours. Les pieds-rouges découvrent le poids de l’islam, le machisme, le mépris à l’égard des « gaouris » (nom donné aux chrétiens par les Arabes), l’absence de démocratie, les règlements de compte violents, la corruption…

Le désenchantement est à son comble lors du coup d’Etat du colonel Boumediene et du renversement de Ben Bella, le 19 juin 1965. Des pieds-rouges entrent dans la clandestinité, d’autres sont arrêtés et torturés dans les ex-centres de détention de l’armée française!

Et pourtant, les victimes ne parlent pas. Leur culpabilité – françaises, elles doivent assumer les fautes du colonialisme – est trop forte. A leur tour elles sont contraintes au départ, sans ménagement. Elles laisseront leurs chimères sur le port d’Alger.

Quelques rares entêtés resteront. Jean-Marie Boëglin, qui a abandonné Lyon, le TNP et Roger Planchon au début des années 1960 pour créer le Théâtre national algérien, rentre en France en 1981. Il se définit comme un « idiot utile ». Lénine utilisait la formule pour désigner les Européens apologistes du régime soviétique jusqu’à l’aveuglement. Une majorité des pieds-rouges – remplacés entre-temps par le coopérant, figure centrale des relations franco-algériennes – ont recouvré leurs esprits. Leur gueule de bois idéologique s’est dissipée. Mais à quel prix?  » ( Fin de citation ).

L’Histoire est un perpétuel recommencement….

La fracture…et la facture.


La Gauche est en miettes. Mais son agonie risque d’être douloureuse. Et « la douloureuse », ce sont les Français des générations futures qui la paieront.

Dans un climat de décomposition du tissu national, la Gauche se laisse aller à un jeu dangereux. Alors que le Hollande du « moi-Président » nous promettait une France rassemblée et apaisée nous assistons, silencieux, au délabrement de ce qui constituait jusqu’ici le noyau dur des valeurs autour desquelles s’était constituée « l’Unité Nationale »sous la Vème République.

Car jamais la France n’a été à ce point divisée, voire déchirée !!!

La Gauche, en perdition, car elle a perdu ses repères ne sait plus où elle va, ni même qui elle est…

Ne sachant plus à quelle branche de son armature idéologique elle pourrait encore s’accrocher, ayant perdu toute crédibilité dans le « peuple de Gauche » qui lui tourne le dos, elle se laisse glisser lentement, en retournant vers ses vieux démons.

Valls méchant

La tentation autoritaire, voire « totalitaire » s’esquisse à travers le discours agressif du Premier Ministre dont la fragilité face à l’effondrement de sa majorité politique se dissimule derrière des coups de mentons pathétiques, alors que son entourage ainsi que les membres de l’appareil du Parti, ou du moins ce qu’il en reste » en est réduit à utiliser toutes les vieilles ficelles incantatoires, ainsi que la « sémantique de combat » qui consiste à enfermer, dans des qualificatifs usés jusqu’à la corde, tous ceux qui ne partagent pas les idées véhiculées par le discours au format politiquement correct que le « socialisme bobocratique » cherche à nous imposer au travers des futilités de sa « novlangue »…

La tentation de tourner le dos au « peuple de Gauche » sous l’influence des « penseurs »et « agitateurs d’idées » qui gravitent dans son entourage , -tels le Think-tank » Terra-Nova -, l’éloigne de plus en plus de sa base électorale traditionnelle et l’engage sur la pente dangereuse d’une soumission de plus en plus évidente aux forces obscures d’un Islam qui compte bien sur cette Gauche-là pour conquérir des positions au sein d’une société française laquelle, peu à peu, ouvre les yeux et sent monter la menace communautariste et les dangers d’affrontements futurs qu’elle engendrera inévitablement:  un avenir qui se rapproche à vue d’œil….

La dangereuse complaisance manifestée à l’égard de ceux qui ont mis à profit les « Nuits debout » pour se livrer,- à toutes fins utiles – à un galop d’entraînement en prévision des perspectives de guérilla urbaine qui se profilent en cas d’arrivée de la Droite ou de l’Extrême-Droite au pouvoir, est un signe du déficit autorité d’un État fragilisé, mais aussi du désarroi d’une « Gauche de Gouvernement » qui se sent de plus en plus débordée sur sa gauche, et qui, pour tenter de rameuter ses troupes nous ressort les vieilles ficelles de la « menace fasciste » que révèlent de pseudo-discours « nauséabonds », alors même que la menace la plus réelle à laquelle nous risquons d’être confrontés, serait celle d’un retour à une forme de « bolchevisme » soft…

Car un pays plombé par une dette colossale, et incapable de maîtriser sa dépense publique qui avoisine les 57 pour cent du PIB,  un déficit du commerce extérieur qui malgré le « bon alignement des planètes » ne cesse de croître, un pays qui a ruiné sa classe moyenne, qui accroît, jour après jour, le nombre de ceux qui vivent aux crochets de l’État, est un pays qui glisse lentement vers une forme de « soviétisme mou » qui refuse d’avouer son nom…

Entre 2013 et 2015, les déficits publics ont atteint 230 milliards d’euros, et ils vont allègrement dépasser les 300 milliards en cumulé à la fin de 2016.

Tout cela, les Français le perçoivent jour après jour. Comme ils perçoivent le fait que nos voisins européens se redressent, dans la douleur, certes, mais avec courage. Ce courage qui fait défaut à notre classe politique dont les ambitions se résument aux petites lâchetés sur lesquelles elle compte pour se maintenir dans la place…

Alors qu’à un an de la fin du mandat de Sarkozy, le pays vivait, déjà, sous la menace des marchés et dans l’angoisse de l’effondrement de son économie et de sa solvabilité, angoisse entretenue, semaine après semaine par les alertes proclamées par les Agences de Notation, on peut s’étonner du silence actuel de ces « lanceurs d’alertes », de même que du silence de la Cour des Comptes qui reste muette devant la situation financière désastreuse du pays….

Pendant ce temps « la socialie » cherche déjà à se partager les dépouilles d’une France moribonde: ainsi, la course aux bonnes places de la République a commencé, alors que la Droite se prépare à une bataille d’égos qui risque de finir d’écœurer la France profonde, cette France dont le réveil risque d’être d’une brutalité à la hauteur de ses désillusions…

http://www.lepoint.fr/francois-hollande-recase-a-tout-va-18-05-2016-2040257_19.php

Le Front National, en embuscade, attend son heure, silencieux car il ne lui est même plus nécessaire de parler : il lui suffit de laisser faire les évènements…

Verdun/Black M, suite!


Aldous

« Le conformisme et la lâcheté ambiante » sont en train d’atteindre des sommets dans ce pauvre pays. En même temps que l’indigence des arguments du « Parti du Bien » qui n’ont plus qu’un mot pour qualifier ceux qui ne pensent pas comme eux : « Fachos » !!! Comme si cette attitude même n’était pas la marque du totalitarisme le plus haineux !!!

Partageant le point de vue exprimé par ce blogueur dont j’apprécie la qualité des textes, j’ai « reblogué » son dernier billet qui mérite d’être lu !!!

Mais avant d’aller plus loin dans la lecture de ce billet, consultez l’interview de ce rappeur pour prendre la mesure de la vacuité de son message et de son indifférence au symbole que constitue la commémoration de Verdun !!!

http://www.estrepublicain.fr/edition-de-verdun/2016/05/09/black-m-se-confie-avant-son-concert-a-verdun-le-29-mai

Maxime Tandonnet - Mon blog personnel

XVM860e09d4-1752-11e6-a38d-8a6c5a1589e5 (2)Enfin! Dans tout le foisonnement des commentaires, des écrits, des hurlements hystériques, des insultes, des vagues de haine, des récupérations idéologiques, de la lâcheté et du conformisme ambiant,  j’ai enfin trouvé une analyse courageuse et convenable. Courageuse: dans le climat totalitaire de la France actuelle, avec ses commissaires et ses procureurs de la pensée, sa ligne idéologique, il faut avoir un minimum de tempérament pour s’exprimer au risque de s’exposer à l’accusation de racisme ou d’être assimilé à l’épouvantail « extrême droite »  dont telle est la raison d’être fondamentale aux yeux du système politico-médiatique. Voici un article réfléchi et plein de bon sens du site Contrepoint de Jean-Baptiste Noe. 

« L’ère vide du pouvoir

Cette commémoration est le miroir qui nous montre le vide du pouvoir et de la réflexion politique. Incapable de donner de la grandeur, la commémoration s’échoue dans le néant. Elle devient une kermesse pour amuser le peuple, sauf que le…

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Trump-l’oeil…


Trump-2

Le spectacle des mines déconfites des journaleux de la Presse télévisée faisait peine à voir ce matin !!!

L’annonce de la victoire désormais virtuellement acquise par Donald Trump dans les élections primaires américaines bouleverse tous les pronostics : tout devait conduire ce candidat « hors-nomes-politiquement-correctes », à un échec programmé. Les alliances visant à sa perte, entre ses concurrents dans cette élection, l’hostilité des médias xénophiles, voire islamophiles, la nausée provoquée par ses propos de campagne dans l’establishment, et j’en passe, tout devait conduire ce « Trump-la-mort » de la politique américaine à un échec certain !!!

Nos médias nationaux, à quelques exceptions près, étaient déchaînés ( alors qu’ils sont enchaînés au pouvoir en place…)et leurs commentaires sur cette campagne étaient à court de qualificatifs pour fustiger ce candidat qui n’hésite pas à aborder,-et dans quels termes !!!- les questions les plus controversées de nos débats nationaux …

Car c’est bien cela qui les angoisse !!!

Il est clair que, ce que la classe médiatique française qui sert de rempart à un système politique moribond redoute dans cette affaire, c’est l’effet de contagion sur la campagne présidentielle française qui se prépare : si tel ou tel de nos candidats prenait pour modèle ce Trump-là, et se mettait à appeler un chat un chat, sans se préoccuper de savoir si son discours risque ou non d’apporter des voix au Front National, alors, où ira la France ???

Les critiques ont été d’une telle violence que, je dois l’avouer, les réserves que je pouvais avoir au départ de la campagne, à l’égard du personnage de Trump, se sont peu à peu estompées. Car j’ai été tellement choqué, voire même parfois révolté, par le caractère partisan et irrationnel des critiques qui lui étaient adressées, ainsi que par le manque d’objectivité des « analystes politiques » de café du commerce dans leurs commentaires sur cette élection. Elle se sont à ce point estompées que j’ai fini par trouver le personnage de Trump assez sympathique et en tout cas assez courageux pour mériter l’estime, même de ceux qui ne partagent pas totalement sa vision du monde…

Il n’était pourtant pas nécessaire d’être un grand spécialiste de la politique américaine pour discerner, dans les prises de paroles du candidat Trump, la part de bluff, de provocation, voire de calcul politique. J’en avais donné un prudent aperçu dans un billet récent que l’on pourra lire sous :

https://berdepas.wordpress.com/2016/03/02/une-election-ca-trump-ca-peut-trumper-enormement/

Car, disons-le sans ambages, Mr Trump fait de la politique. Tout simplement de la politique: il tient le langage que le peuple auquel il s’adresse veut entendre !!!

Les Américains, peu sensibles à l’épouvantail que l’on a fait du « vote populiste » viennent d’infliger une claque magistrale au journalisme bien-pensant, qui pour sa part, a « démontré son incapacité corporatiste à penser son époque en dehors de ses réflexes habituels et de l’auto-contemplation » (Marianne).

Et j’ose même prendre le risque d’affirmer que « ce n’est pas fini » !!! Car dans le combat, dont on peut prévoir qu’il sera d’une violence extrême, qui devrait l’opposer à Hillary Clinton, le candidat Trump qui est devenu la boussole d’un peuple que nos médias qualifient avec mépris de « petit-blanc », un peuple désemparé et contestataire, plombé par les années d’Obamania, marquées par le recul de l’Amérique, partout dans le monde,  et par l’aveuglement de l’aristocratie clintonienne, risque encore de surprendre.

Car l’homme est intelligent. Ce n’est pas la brute épaisse dont on a voulu vulgariser le portrait: il a un sens aigu du marketing et je le crois capable d’adapter son discours aux circonstances…

Hillary saura-t-elle résister à la violence des attaques qu’elle va devoir subir ??? car Mme Clinton n’est pas une poularde de l’année, et traîne derrière elle quelques casseroles qui risquent de remonter des profondeurs de sa longue carrière politique….

Je suis, de surcroît convaincu qu’une fois parvenu à ses fins, le candidat Trump, qui est viscéralement un « Manager », saura adapter son discours aux réalités de son pays et aux contraintes que lui impose la place qu’il occupe dans le monde… 

Violences: attention danger !!!


Casseurs

Les violences auxquelles nous assistons désormais chaque nuit autour de la Place de la République sont un symptôme grave de la détérioration du tissu social français.

Tout se passe comme si une partie de la Gauche française, qui n’a jamais renoncé à ses pulsions « révolutionnaires », prenant conscience, au fil des années, de l’échec, partout dans le monde, des expériences d’inspiration socialo-communiste, et de la montée irrésistible des idées défendues traditionnellement par les Droites populaires, se préparait à mener un nouveau ( un dernier ???) combat, celui de sa survie au sein de la Nation…

L’Extrême-Gauche a toujours existé en France. Même si nos médias l’ont pudiquement et complaisamment habillée d’un qualificatif moins répulsif : celui de « Gauche de la Gauche ».

Tout comme l’Extrême-Droite que les médias n’hésitent pas à désigner par son nom, en y ajoutant quelques adjectifs destinés à susciter son rejet et une crainte étayée par des exemples choisis dans notre Histoire récente.

Ce qui est nouveau, c’est que l’Extrême-Gauche, entraînant avec elle une partie de la Gauche désorientée par le recul, partout en Europe, de la Social-Démocratie, est prête, pour tenter de survivre à renoncer à des valeurs dont elle fut fondatrice et qu’elle a abandonné à la Droite, et à conclure des alliances contre nature, avec l’islamisme radical pour donner naissance à un nouveau courant, celui del’Islamo-Gauchisme.

L’Historien, -de Gauche-, Jacques Julliard explique fort bien la dérive dangereuse de cette fraction de la Gauche française, amorcée depuis les travaux du Think-tank  « Terra Nova », qui, dés 2012, préconisait le recentrage de la stratégie électorale de la Gauche  vers les jeunes, les femmes et surtout vers les populations immigrées. Cette stratégie avait alors suscité un certain nombre d’analyses critiques.

Hervé Algalar­rondo, rédac­teur au Nouvel observateur faisait ainsi remarquer dans son essai la Gauche et la Préférence immigrée (Plon, 2011) : « La gauche d’aujourd hui utilise l’ immigration comme fer de lance, mais a fini par en oublier ceux pour qui elle se battait : les ouvriers »(Fin de Citation).

Pour Jacques Julliard, le goût de la violence et la haine du christianisme ont entraîné une partie de la Gauche vers une  fascination pour l’islam radical.

Cet Historien de Gauche, dont chacun s’accorde à reconnaître la grande probité intellectuelle, s’interroge sur les racines d’un nouvel « islamo-gauchisme »qui se traduit par une indulgence extrême envers des « racailles » qui constituent le noyau dur des « casseurs » qui déchaînent une violence extrême inspirée par les méthodes de guérilla urbaine, contre les forces de l’ordre.

Je le cite : « Il y a un problème de l’islamo-gauchisme. Pourquoi et comment une poignée d’intellectuels d’extrême gauche, peu nombreux mais très influents dans les médias et dans la mouvance des droits de l’homme, ont-ils imposé une véritable sanctuarisation de l’islam dans l’espace politique français? Oui, pourquoi ces intellectuels, pour la plupart agnostiques et libertaires, se sont-ils brusquement pris de passion pour la religion la plus fermée, la plus identitaire, et, dans sa version islamiste, la plus guerrière et la plus violente à la surface du globe? Pourquoi cette étrange intimidation, parée des plumes de la morale? Pourquoi ne peut-on plus parler de l’islam qu’en présence de son avocat? »

Cette question sera dans les temps qui viennent au centre des difficultés politiques auxquelles notre pays va se heurter.

La Gauche française qui, depuis la révolution, a été porteuse, souvent impitoyable, des valeurs patriotiques, de celles de la Nation, de la « République une et indivisible »s’est peu à peu égarée.

Dans sa fureur de voir le peuple français ne plus la suivre aveuglément, elle s’aventure sur des chemins dangereux qui conduisent au communautarisme, à travers des notions fumeuses telles que l’acceptation sans condition d’une « société multiculturelle », d’une « République inclusive », de la nécessité du « vivre ensemble » même avec ceux que l’on n’a pas envie de fréquenter, et avec lesquels nous sommes sommés de « faire France », c’est à dire, en clair, à renoncer aux valeurs que cette même Gauche nous a enseignées, dès l’école, grâce à des générations de « Hussards de la République », pour nous plier aux diktats de minorités de plus en plus arrogantes et agressives envers le reste de la Nation.

 Cette Gauche en perte de repères risque d’entraîner le pays vers des affrontements de plus en plus violents. Le terme de « guerre civile » fait de plus en plus souvent apparition dans les interrogations de ceux qui s’inquiètent de cette dangereuse évolution.

Car, et je cite encore Jacques Julliard « l’intelligentsia est devenue, depuis le début du XXe siècle, le vrai parti de la violence. Si elle préfère la Révolution à la réforme, ce n’est pas en dépit mais à cause de la violence. Sartre déplorait que la Révolution française n’ait pas assez guillotiné. Et si je devais établir la liste des intellectuels français qui ont adhéré au XXe siècle, les uns à la violence fasciste, les autres à la violence communiste, cette page n’y suffirait pas. Je préfère citer les noms des quelques-uns qui ont toujours témoigné pour la démocratie et sauvé l’honneur de la profession: Camus, Mauriac, Aron. Il doit y en avoir quelques autres. Je laisse le soin aux psychologues et aux psychanalystes de rechercher, dans je ne sais quel réflexe de compensation, une explication de cette attirance des hommes de plume et de parole pour le sang, en un mot de leur préférence pour la violence. »( Fin de citation ).

A méditer …

 PS : relire sur le même sujet https://berdepas.wordpress.com/2014/11/02/le-rouge-et-le-brun/

Macronmania, signe de débilité politique ?


Macron

Je viens d’ouvrir la page « Politique » du site « Lepoint.fr » :

  http://www.lepoint.fr/politique/

Sur cette seule page une dizaine d’articles sont consacrés au « phénomène Macron »!!!

Cette « macromania » fait partie des signes de notre époque : je ne puis m’empêcher d’évoquer à ce sujet Orwell et sa « Ferme des Animaux ».

Ce livre, je l’ai découvert dans ma jeunesse, à l’époque où il était interdit d’émettre la moindre critique contre la Russie soviétique, sous peine d’être traité de « faciste »….

Aujourd’hui, le moindre propos iconoclaste à l’égard de certaines politiques du moment vous classe dans la catégorie des « fachos » ce qui équivaut, du moins dans l’esprit de la classe intellectuelle dominante à une sorte d’éviction du débat politique pour « disqualification »…

 http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Folio/Folio/La-ferme-des-animaux

« La Ferme des animaux » est un apologue inspiré de l’histoire de l’URSS que l’on peut résumer succinctement comme suit : un jour les animaux, animés par les idéaux d’un vieux cochon (Sage l’Ancien), décident de se révolter contre leur maître dans l’espoir de mener une vie autonome dans l’égalité, l’entraide et la paix pour tous. La ferme tombée entre leurs mains est gérée dans le respect des sept commandements qui prônent le « pacifisme » tout en définissant les spécificités des animaux, présentées comme une « richesse ».

L’auteur, nous propose une synthèse des méthodes appliquées sous le régime stalinien, qui permet au lecteur de mieux saisir les mécanismes utilisés dans la manipulation des opinions qui sont, rappelons-le, des pratiques communes à toutes les dictatures :

  • le culte de la personnalité
  • la diabolisation de l’ennemi utilisé comme outil de propagande pour créer la cohésion
  • les volontés expansionnistes (les pigeons)
  • l’Art au service de la propagande (Minimus)
  • la théorie du révisionnisme, largement développée dans son roman 1984.

A la même époque, – je devais avoir une vingtaine d’années -, je découvrais un autre ouvrage qui, depuis, a beaucoup contribué à me rendre attentif et critique à l’égard de toutes les manipulations politiques, devenues suspectes à mes yeux.

Il s’agit du livre de Serge Tchakhotine traitant du « viol des foules par la propagande politique ».

 C’était une époque où la doxa du moment se déchainait contre « le Capitalisme » et contre « l’impérialisme » occidental. En enfourchant la même monture, quelques uns de nos plus brillants « zintellectuels » combattaient, chevaleresques, le « colonialisme » français. C’est une époque que beaucoup de Français ont chassée de leur mémoire, et où la manipulation des opinions, sous l’influence des « zintellectuels » marxistes atteignait des sommets.

C’est ainsi que, grâce à l’enfumage des opinions à propos de la question coloniale, la colonisation des « peuples frères » par l’Union Soviétique a pu prospérer, sans qu’aucun de nos brillants « zintellectuels » n’ait songé un seul instant à la dénoncer !!!!

http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Tel/Le-Viol-des-foules-par-la-propagande-politique

Ce livre, longtemps censuré par la « doxa », – car à cette époque l’anti-stalinisme était comparable à « l’islamophobie » d’aujourd’hui – a été finalement réédité au début des années 1950 dans sa version actuelle augmentée et actualisée.

C’est un passionnant  traité de psychologie sociale qui aide à comprendre les mécanismes auxquels obéissent les « masses populaires ». Pour en résumer succinctement le contenu, on peut considérer que la manipulation idéologique obéit à quatre impulsions affectives: l’agressivité, l’intérêt matériel immédiat, l’attirance sexuelle au sens large, la recherche de la sécurité et de la norme.

Chacun sent bien, aujourd’hui, que notre société se trouve conditionnée, en quelque sorte, par des médias qui utilisent tous les ressorts de la manipulation pour tenter de nous imposer des concepts artificiellement mis au goût du jour, tels que « le vivre ensemble », « le métissage culturel », la « mixité sociale », la négation du « genre » en tant que concept utilisé en sciences sociales pour désigner les différences non biologiques entre les femmes et les hommes, autant de notions dérivées d’une attitude philosophique dite « relativiste » répandue par quelques « penseurs » des années soixante…

Le « matraquage » médiatique autour de ces concepts, auxquels n’adhèrent qu’une minorité de Français, – mais une minorité puissante et active -, a atteint, ces dernières années des proportions inouïes.

Nous en avons sous nos yeux, une démonstration ahurissante, avec le phénomène Macron.

Ce personnage occupe aujourd’hui, tout l’espace médiatique. Chacun de ses faits et gestes, chacun des mots qu’il prononce est décortiqué, analysé, disséqué, commenté.  Il fait la « une » de Paris-Match. Il accapare l’attention des radios et des télévisions, et il semble voué à une sorte de culte de la personnalité remis au goût du jour, comme si les mécanismes décrits par Tchakhotine s’étaient enclenchés sous l’impulsion d’un mystérieux « deus ex-machina »…

Ministre d’un Gouvernement socialiste qui a perdu tous ses repères, il inonde les médias de ses petites phrases transgressives par lesquelles il semble vouloir se distinguer de la famille politique à laquelle il appartient, et dont il se revendique tout en prenant ses distances avec un Chef d’État qui a perdu toute autorité et ne dispose plus que du pouvoir d’entretenir l’illusion qu’il gouverne le pays.

On cherche, en vain, les mérites que l’on pourrait attribuer à ce Mr Macron, en tant que membre du gouvernement auquel il appartient, mis à part une « Loi Macron » fort contestée dans son propre camp et dont on n’a retenu qu’une seule disposition , celle qui « libéralise » la circulation des autobus ( !!! ) sur le territoire français….

Toute l’originalité du personnage se résume à une caractéristique rare : ne se prétendant ni de droite, ni de gauche il semble en « lévitation politique »ce qui lui permet de se positionner en dehors et au dessus du marigot, là où les vieux crocodiles de la politique s’entre-déchirent, en attendant de le voir tomber dans la marre….

Nous sommes ici, au cœur de la démarche décrite par Serge Tchakhotine, destinée à imposer aux « masses populaires »un personnage « providentiel », autour duquel se développe artificiellement un « culte de la personnalité », une forme de sublimation magique, grâce à la sur-médiatisation d’un personnage encore inconnu, il y a moins d’un an !!!

Nous assistons, incrédules à la naissance d’une « bulle médiatique » totalement artificielle.

L’idolâtrie pratiquée avec une telle ampleur, dans l’un des plus vieux pays du monde, par l’un des peuples les plus « politisés » et les plus sceptiques de la planète, est inquiétante.

On s’interroge : comment est-il possible qu’aucune réaction ne se produise pour dénoncer une aussi grossière mystification ??? Le peuple français serait-il à ce point avachi qu’il ne soit plus capable d’exprimer sa révolte devant une telle entreprise de manipulation ???

Le pouvoir retrécit les Présidents !!!


Présidents

Nous sommes gouvernés aujourd’hui, par la pire des générations politiques de l’Histoire récente de notre pays.

La Droite, comme la Gauche, nous offrent le spectacle d’une « camarilla »de personnages , presque tous sortis d’un même moule, nantis d’un label universitaire qui les formate selon un modèle conçu pour exercer le Pouvoir, à tous les niveaux de la Nation et pour diffuser des idées véhiculées par une intelligentsia qui, de Foucault à Morin en passant par Bourdieu, a imprégné des générations d’élèves de Sciences Po, et de l’ENA.

Cette génération de politiciens, imbibée d’une conception « marxiste »du peuple, mâtinée d’un soupçon de gaullisme est convaincue qu’elle est conçue pour gouverner un peuple de veaux, – selon le mot attribué au Général de Gaulle -, vit dans la consanguinité. Son rapport avec « le peuple » est purement formel.

Il suffit d’avoir eu affaire à un Haut Fonctionnaire sorti des mêmes écoles que nos politiciens, pour mesurer le degré de suffisance et de mépris avec le quel l’interlocuteur est traité: il n’est pas un seul fonctionnaire appartenant à cette oligarchie qui ait la moindre conscience du fait que c’est le citoyen qui, grâce au fruit de son travail et à travers l’impôt auquel il est soumis,  qui le paie, et lui permet de jouir de privilèges aux quels le même citoyen n’aura jamais accès. 

Étant tous sortis du même moule, ils sont donc convaincus d’avoir tous les mêmes mérites, et les mêmes vocations à occuper les plus hautes fonctions de l’État.

Ce qui se passe actuellement, tant au sein de la Gauche au pouvoir que de la Droite qui se prépare à assumer « l’alternance » est significatif. Tous les compétiteurs dans la course à la conquête des sommets de l’État sont convaincus d’avoir les mérites et les qualités nécessaires pour devenir « le Président ».

L’élection présidentielle qui se prépare se réduit à un combat « d’égos », tous héritiers d’un même patrimoine intellectuel, formés selon un même parcours, le plus souvent au sein de leur organisation partisane, ou au sein de la Fonction Publique.

Un hebdomadaire recensait récemment dans la composition du Gouvernement socialiste au pouvoir, les membres qui possédaient une expérience professionnelle dans le secteur privé, ou au sein d’une entreprise. Résultat : aucun des membres de notre Gouvernement n’a la moindre idée de ce qu’est une Entreprise en dehors de la perception qu’il en retire des conversations avec ses électeurs, « sur les marchés » du Dimanche, à l’occasion de ses visites dans sa circonscription….

 

Nuls

C’est exactement le cas de notre Président et « Père de la Nation »et de tous ceux qui l’entourent à une exception près, celle d’un Macron porté au pinacle par des médias fascinés par les distances qu’il prend avec le « communisme mou » dans lequel baigne notre pays depuis deux ou trois générations. Car, ne l’oublions pas, nous vivons encore et depuis 1945 sur un pacte social négocié entre de Gaulle et un Parti Communiste tout puissant au lendemain de la Libération….

Penchez-vous sur le parcours de ce Président élu par accident: vous y découvrirez une carrière d’apparatchik, qui à coups de combinaisons, de magouilles, de compromis politiques a pu accéder aux plus hautes Fonctions de l’Etat, en étant sincèrement persuadé qu’il était programmé pour cela et que personne ne saurait rivaliser en habileté avec lui pour conduire les destinées de la Nation….

Élu par défaut, au bénéfice du hasard des déconvenues de ses adversaires, il était censé redonner à la fonction présidentielle la respectabilité, le lustre et la hauteur qu’elle avait perdue sous le règne de son prédécesseur. On sait ce qu’il en est.

Nous venons d’avoir, récemment, un échantillon télévisé de son talent dans l’art de parler pour ne rien dire, de son absence de vision à faire partager à ses concitoyens, mais aussi de l’aplomb avec le quel il envisage de continuer à « occuper la place », au prix de nouveaux mensonges et d’une arrogante duplicité.

A l’approche de la fin d’un quinquennat particulièrement nul, quel est le Français qui n’a pas le sentiment d’un rétrécissement de la figure présidentielle que nous propose un François Hollande en perdition. Sentiment qui s’accompagne de l’inquiétude suscitée par le déclin de notre pays qui ne sait plus où il va ???

Mais qui s’en étonnera ??? Ayant perdu sa boussole, après avoir tenté de faire oublier d’où il vient, notre « capitaine de pédalo » ne sait plus où il va, lui aussi !!!

Mais peu lui importe: ce sont les Français qui paient le voyage….