La « controverse » sur le 19 Mars.


Alger fusilladeJe peux comprendre que les jeunes générations soient étonnées par les affrontements qui renaissent, chaque année, depuis 1962, autour de cet anniversaire considéré par les uns comme une « victoire » et par les autres comme une date honteuse autour de laquelle tourbillonnent trahisons et mensonges d’Etat, qu’il fut longtemps interdit d’évoquer sous peine de subir les sarcasme accusateurs de ceux qui, à droite mais surtout à gauche, s’efforcent d’imposer une vérité historique contredite par des faits avérés mais longtemps masqués par l’omerta médiatique. Sans doute parce qu’ils ont le vague sentiment d’une mauvaise conscience refoulée….

Or, il ne s’agit pas de controverses et de contestations puériles sur des questions de dates. Le sujet est infiniment plus grave.

Aujourd’hui, et grâce à « Internet », les vérités refont surface. Les documents sortent, et les preuves deviennent accessibles à tous. Quelques jeunes historiens s’emparent du sujet sulfureux que constitue « la Guerre d’Algérie ».

Les accords d’Evian,- les historiens honnêtes ( c’est à dire « non-engagés » ) le reconnaissent -, furent une énorme escroquerie , une sorte de mystification destinée à servir une gigantesque opération de manipulation de l’opinion.

De nombreuses émissions télévisées présentées sous forme de pseudo-documentaires, où des Historiens de pacotille étaient invités à distiller leur « vérité », – le plus médiatisé d’entre eux étant Benjamin Stora , »Historien Officiel »de la « Guerre d’Algérie » et porte-parole officieux du FLN – ont contribué à enfumer l’opinion pour tenter de dénaturer des faits historiques au profit d’une approche idéologique d’évènements sur lesquels toutes les vérités n’ont pas encore été dites.

Car, il faut le savoir, l’intégralité des Archives, tant du côté français que du côté algérien n’est toujours pas accessible aujourd’hui, et les Historiens, les vrais, se demandent toujours pourquoi, après plus d’un demi-siècle, ces Archives demeurent « Secrets d’Etat ».

C’est pourquoi j’ai été surpris de découvrir dernièrement, la vidéo d’un Journal télévisé de FR3 Nice, qui explique, avec, – pour la première fois à ma connaissance -, un étonnant et estimable souci d’objectivité, les raisons pour lesquelles les Pieds Noirs ne considéreront jamais le 19 Mars 1962, comme la date marquant réellement la fin de la guerre d’Algérie.

Le fait est assez rare pour mériter d’être signalé. Je vous engage à en prendre connaissance. Ainsi vous serez mieux éclairés que vous ne l’avez jamais été jusqu’ici :

http://www.wat.tv/video/apres-19-mars-1962-jt-fr3-3l8m3_2ibgz_.html

Dans la fusillade du 26 Mars, sur les escaliers de la Grande Poste d’Alger, un de mes bons camarades est mort d’une balle en pleine tête, tué par l’Armée Française. Il avait dix-neuf ans….

Je n’oublierai jamais l’horreur du moment où, à la demande de ses parents qui n’en avaient pas la force tant leur chagrin était grand, j’ai dû aller reconnaître son corps à la Morgue sous une pile de cadavres jetés à même le sol dans une énorme bouillie de sang….

Alors, pour moi, quels que soient les vociférations de quelques « trous-du-cul » issus d’un « communisme résiduel » et de quelques vieux « porteurs de valises », le 19 Mars ne sera jamais la date de la Paix en Algérie.

Et je ne suis pas le seul dans ce cas…

Najat et la « berbéritude »….


BelkacemS’il est une femme, au demeurant Ministre de la République, en charge, de surcroît, de l’Education Nationale, qui devrait comprendre, mieux que quiconque, l’attachement de beaucoup de Français à leur « identité », à leurs traditions et à leur héritage culturel, c’est bien Madame Vallaud, pour les uns, et Belkacem, pour les autres.

A ceux qui en doutent, et chez qui les manifestations de « repli » identitaire de certains Français provoquent des réactions  de mépris dédaigneux, je dédie ce petit morceau d’anthologie : Madame Najat-Belkacem y manifeste son attachement à la culture berbère dont elle est issue, et à sa double nationalité . Consultez cette intéressante vidéo:

youtube.com/watch_popup?v=wdh1kUra4TE&feature=youtu.be

 Quand on entend ce « cri du coeur » de Madame la Ministre de l’Education Nationale, proclamant sa fidélité à ses origines, à sa culture et à la langue berbère qu’elle semble maîtriser parfaitement (mieux que le Grec ou le Latin probablement…), on comprend d’autant moins son acharnement à vouloir « détricoter » l’héritage identitaire et culturel des Français auquel elle semble s’être attelée avec une détermination sournoise et une obstination surprenante.

Elle rêve sans doute d’atteindre un jour les sommets de l’Etat, – in’Chalah – tout en se prévalant de sa « double culture » et nantie de sa double nationalité….

C’est à cela qu’on mesure à quel point ce pays, de renoncements en démissions, a perdu le contrôle de son destin en remettant « les clés du Royaume » dont il a hérité après 2.000 ans d’Histoire et de sacrifices humains, à des Français d’adoption, qui ne sont pas comme on voudrait nous le faire croire, tout à fait des « Français comme les autres »…..

Car il y a encore des Français, des « beaufs » ( disent-ils ), qu’ils soient de souche ou venus d’ailleurs, qui aiment leur pays, qui n’ont qu’un seul passeport, une seule identité, et qui sont viscéralement attachés à sa culture à ses traditions .

Ces Français-là sont prêts à défendre leur « singularité », le couteau entre les dents….

L’arroseur arrosé ( suite )…


ArrosuerC’est la Fable de « l’arroseur arrosé »qui illustre le mieux la situation politique qui découle des résultats du premier tour des élections « départementales ».

Il y a plus de six mois, déjà, je prévoyais la probabilité de la secousse sismique qui ébranle, durablement, le paysage politique français.

Dans un billet datant de Novembre 2014, paru sous : https://berdepas.wordpress.com/2014/11/10/le-parti-de-larroseur-arrose/ je décrivais l’éventualité qui est en train de devenir une réalité sous nos yeux:

« Au fur et à mesure que le temps passe et nous rapproche de la prochaine élection présidentielle, la perspective de voir la candidate du Front National arriver au deuxième tour se précise.
On atteint, avec cette perspective, le sommet de la stupidité de cette Gauche ringarde et moisie, au sein de laquelle s’agite une clique de tout petits apprentis sorciers, qui se sont crus – en dignes héritiers d’un Mitterrand machiavélique – capables d’affaiblir définitivement la Droite dite « parlementaire » en lui balançant dans les pattes un Front National « diabolisé » qui l’empêcherait durablement d’accéder au pouvoir.
Or, chacun s’accorde sur le constat du fait que le Front National en faisant plus que « mordre » sur l’électorat populaire de la Gauche, remplit désormais sa musette au sein de « la gauche de la Gauche »,où il ne reste plus que ce que l’on répugne à désigner comme « l’Extrême-Gauche ».
« Il séduit, en outre, un nombre chaque jour plus important d’électeurs des « classes dites populaires » qui se sont durablement détournées d’un Parti Socialiste devenu un Parti de « Bobos », parisien, xénophile et immigrationniste, et de Fonctionnaires cramponnés à leurs « privilèges ».
« Ainsi donc, la « machine de guerre » imaginée par Mitterrand pour affaiblir durablement la Droite, s’est retournée contre ses « héritiers » qui courent le danger de se voir réduits à une fraction minoritaire de l’électorat.
« C’est l’illustration parfaite du scénario de « l’arroseur arrosé ». Le scénario d’un petit film conçu pour faire sourire, mais qui s’est transformé en film d’épouvante pour le « socialisme à la française »…. »

Car sans attendre les résultats du deuxième tour de cette élection on peut tirer, d’ores et déjà, plusieurs leçons de ce scrutin:

- Tout d’abord, – on le savait déjà -, la Gauche est minoritaire en France. Elle ne parvient à « survivre » que grâce à la division de la Droite, entre la Droite dite « républicaine » et le Front National.

- Le « message » de la Gauche est devenu inaudible : le « social-libéralisme » prôné par Hollande et Valls est incompatible avec les attentes de « la gauche de la gauche » (doux euphémisme) imbibée d’une conception « marxiste » de la société devenue complètement obsolète.

- Il existe, au sein de la Droite « républicaine », une population d’électeurs attachés à un libéralisme régulé, à l’Euro, et à une Europe dont les Institutions peu démocratiques sont à réformer en profondeur. Cette population se différencie sur ce point des électeurs du Front National, mais elle partage pour l’essentiel, les thèses de ce dernier dans le domaine identitaire et sociétal.

En outre, il n’échappe pas à ceux qui, à droite, partagent certaines analyses de ce Parti sur les problèmes sociétaux et sur l’immigration musulmane, que le Front National a, sur le plan économique, des positions assez proches de celles de l’extrême-gauche….

 Ce qui n’empêche pas les « porosités » entre l’UMP-UDI et le Front National, qui nonobstant les prises de positions tranchées des « appareils » sur cette question, se traduisent « sur le terrain »- par des alliances que voudraient ignorer les Etats-Majors des Partis.

- On en mesurera probablement les conséquences au deuxième tour du scrutin en cours….

- Il faudra s’y habituer : le Front National qui, depuis quarante ans « pose de bonnes questions » ( selon un mot de Fabius ) apporte des réponses qui sont peu à peu devenues crédibles aux yeux d’un électorat populaire en colère. Il est désormais installé durablement dans le paysage politique de la « France profonde ».

- C’est un tournant dans la vie politique du pays car les Partis dits « républicains » ne pourront plus esquiver la réponse attendue par une large majorité du peuple français, qui se sent, sur ses sujets d’inquiétude, trahie par ses « zélites », sur les questions touchant à la maîtrise des flux d’immigration, au combat contre le communautarisme religieux, à l’insécurité et aux zones de non-droit, à la défense d’une identité française dont la seule évocation indispose une classe politique coupée du peuple qu’elle est censée représenter.

Car le Front National disposera, désormais, les moyens de faire entendre, partout ou presque, sa voix. Ce n’est que justice car comment une Démocratie qui se voit comme exemplaire, pouvait-elle continuer à ignorer, avec mépris, l’opinion d’un électeur français sur quatre ???

Car, chacun l’a compris : « la diabolisation », ça ne fonctionne plus. Bien au contraire : chaque attaque portée contre ce Parti et son électorat, dans des termes dont l’arrogance et le mépris sont ressentis par ses sympathisants comme autant d’injustes stigmatisations, devient improductive et ne fait que renforcer la détermination de ceux aux quels elle est destinée.

Cette élection marque, un tournant important dans la vie politique du pays, dans la mesure où son résultat traduit le début d’un réveil d’une fraction du peuple français fatiguée, exaspérée même, par des années pendant lesquels l’hypocrisie, le mensonge, l’arrogance, l’incompétence et l’impuissance de la classe politique ont atteint des sommets.

Il sera intéressant de suivre les développements qui en résulteront dans le futur….

 

Brouillon de Culture…


Bovary« La culture, c’est ce qui reste quand on a tout oublié. » Émile Henriot (1889-1961)

« La culture ne s’hérite pas, elle se conquiert. » André Malraux (1901-1976)

« Il n’y a pas d’hommes cultivés, il n’y a que des hommes qui se cultivent. » Ferdinand Foch (1851-1929)

« La culture est ce qui reste quand on ne sait rien faire. » Françoise Sagan (1935-2004)

La vraie culture apprend à être modeste et à ne pas se prendre trop au sérieux : Socrate disait déjà, en substance,   » Tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien »….( ou pas grand chose !!!).
C’est pour cela que, si les pédants sont ennuyeux, les gens cultivés sont souvent intéressants, surtout quand ils ont de l’humour et l’art de tourner en dérision les choses les plus sérieuses.
J’ai adoré cette tranche d’humour d’un acteur de talent, Jean Rochefort, qui en quelques minutes, nous offre un résumé hilarant de Madame Bovary, non pas dans la langue de Flaubert, mais dans celle de nos banlieues.
Je dédie ce morceau d’anthologie à tous les esthètes, amoureux de la « culture des banlieues », enrichie par le « métissage » et  la « diversité » !!!
C’est ainsi que, demain, seront « revisités » nos grands auteurs, par une jeunesse « formée » dans les écoles de la République par des enseignants au rabais, pour qui les concours sont devenus trop difficiles, une jeunesse qui « réinvente » la langue française en traduisant les oeuvres les plus subtiles dans une « novlangue » qu’ils seront, demain, les seuls à comprendre.
Mais s’exprimer dans une langue que seuls quelques uns comprennent, n’est-ce pas la définition même d’un « nouvel élitisme »???
Alors saluons ces nouvelles « zélites », celles qui transmettront aux générations « métissées » futures, une culture qu’elles pourront acquérir, sans trop d’efforts, en feuilletant des ouvrages adaptés aux « nouvelles pédagogies »: « La culture pour les nuls » est ainsi appelé à devenir un ouvrage de référence pour des générations d’illettrés.
Et remercions Jean Rochefort de nous offrir, avec l’humour froid que nous lui connaissons, un savoureux échantillon de cette « culture », à travers le résumé d’une oeuvre éternelle : Gustave Flaubert peut dormir tranquille. Sa postérité et celle de son oeuvre sont assurées…
Culture

Bon choix mesdames, bon choix mesdemoiselles, bon choix messieurs.


JuppéJe sais. Le titre est un peu long, mais je n’ai pas pu résister. C’est un « coup de chapeau » au regretté Thierry Le Luron…

Mais, plus sérieusement, il s’agit, ici, de la crédibilité de ceux qui, aujourd’hui, se démènent pour tenter d’endiguer la montée du Front National.

La vidéo qui suit, leur ôte tout crédit quand ils abordent le sujet sulfureux de l’immigration.

Elle montre, qu’en fait, il n’y a pas de « droitisation de l’électorat français », cette « fable » qui, pour certains,  expliquerait les choix de Sarkozy en 2012, mais bien un « gauchissement », une sorte de « ramollissement », si l’on peut dire, de la « Droite républicaine », et d’une « récupération », par le Front National, des thèses défendues par le RPR,  il y a seulement quelques années.

La Droite dite « républicaine »terrorisée par le discours culpabilisant de la Gauche, traquée par la Police de la Pensée, a fini par céder peu à peu,  au Front National, le terrain qu’elle occupait sur la défense de l’identité française face à une immigration dont on sait aujourd’hui que « l’intégration » est un fantasme, ainsi que sur les valeurs qui, traditionnellement, faisaient partie de son « patrimoine idéologique ».

La video ci-dessous, illustre parfaitement cette dérive et confronte Juppé à ses contradictions…

Au passage, notez la mine déconfite de Juppé, qui illustre parfaitement l’affirmation ci-dessus, quand on lui rappelle ce que furent ses positions, à l’époque où, au RPR, il était, en devenir, « le meilleur de tous les siens »…..

https://www.facebook.com/video.php?v=10204969617670901

« Les Français ont la mémoire courte », disait Pétain de sa voix chevrotante de vieillard déjà sénile….. Leurs politiciens l’ont encore plus courte.

A la veille d’une échéance électorale, – c’est toujours une bonne occasion de « faire le ménage » – il est bon de rafraîchir les mémoires …. et de montrer à nos « zélites » que « les blaireaux » ne sont pas des billes….

L’Honneur de Denoix de Saint-Marc.


Le fait que le Maire de Béziers ait décidé de donner à une place de cette ville le nom de Denoix de Saint-Marc , pour remplacer la date du 19 Mars , date de signature des accords d’Evian considérés comme une victoire pour les uns, et comme un renoncement indigne par les autres, a une haute valeur symbolique.

Je veux seulement dire ici, à tout les petits journaleux, qui, en plumitifs asservis tentent de salir la mémoire du Commandant Hélie Denoix de Saint-Marc, qu’il y a un mot qui a disparu de leur pauvre vocabulaire: c’est le mot « Honneur ».

Aucun d’entre eux n’arrivera jamais à la cheville d’un homme dont ils feignent d’ignorer le parcours, qui fut un pur héros, un de ceux  dont le courage, le sens de l’honneur, et le respect de la parole donnée n’ont rien à envier à ceux d’un de Gaulle, qui fut, lui-même, un rebelle refusant une paix indigne.

A noter que Denoix de Saint-Marc n’a jamais été décoré de la Francisque, lui….

Pour ceux qui l’ont oublié, rappelons qu’il fut mis au ban de la société en 1962, mais gracié en 1966 par de Gaulle, amnistié en 1968, réintégré dans son grade de Commandant, puis élevé à la dignité de « Grand Officier de la Légion d’Honneur »à titre militaire et au titre de la Guerre d’Algérie. Ses obsèques furent un grand moment d’émotion et de solidarité entre ceux qui ont vécu cette guerre atroce.

Obsèques DenoixObsèques d’Hélie Denoix de Saint-Marc.

Pour ceux qui connaissent mal ce personnage que l’on devrait proposer en exemple à une jeunesse dont le courage et le sens de l’honneur ne sont plus parmi les vertus les plus répandues, je propose le texte dont il fit la lecture, au garde-à-vous, devant le Tribunal Militaire qui le jugeait pour sa participation au « Putsch des Généraux »

Déclaration d’Hélie Denoix de Saint Marc

devant le Haut Tribunal Militaire, le 5 juin 1961.

« Ce que j’ai à dire sera simple et sera court. Depuis mon âge d’homme, Monsieur le Président, j’ai vécu pas mal d’épreuves : la Résistance, la Gestapo, Buchenwald, trois séjours en Indochine, la guerre d’Algérie, Suez, et puis encore la guerre d’Algérie…« En Algérie, après bien des équivoques, après bien des tâtonnements, nous avions reçu une mission claire : vaincre l’adversaire, maintenir l’intégrité du patrimoine national, y promouvoir la justice raciale, l’égalité politique.

« On nous a fait faire tous les métiers, oui, tous les métiers, parce que personne ne pouvait ou ne voulait les faire. Nous avons mis dans l’accomplissement de notre mission, souvent ingrate, parfois amère, toute notre foi, toute notre jeunesse, tout notre enthousiasme. Nous y avons laissé le meilleur de nous-mêmes.

Nous y avons gagné l’indifférence, l’incompréhension de beaucoup, les injures de certains. Des milliers de nos camarades sont morts en accomplissant cette mission.

Des dizaines de milliers de musulmans se sont joints à nous comme camarades de combat, partageant nos peines, nos souffrances, nos espoirs, nos craintes. Nombreux sontceux qui sont tombés à nos côtés. Le lien sacré du sang versé nous lie à eux pour toujours. « Et puis un jour, on nous a expliqué que cette mission était changée. Je ne parlerai pas de cette évolution incompréhensible pour nous. Tout le monde la connaît. Et un soir, pas tellement lointain, on nous a dit qu’il fallait apprendre à envisager l’abandon possible de l’Algérie, de cette terre si passionnément aimée, et cela d’un cœur léger.

Alors nous avons pleuré. L’angoisse a fait place en nos cœurs au désespoir.« Nous nous souvenons de quinze années de sacrifices inutiles, de quinze années d’abus de confiance et de reniement.

Nous nous souvenions de l’évacuation de la Haute-Région, des villageois accrochés à nos camions, qui, à bout de forces, tombaient en pleurant dans la poussière de la route. Nous nous souvenions de Diên Biên Phû, de l’entrée du Vietminh à Hanoï. Nous nous souvenions de la stupeur et du mépris de nos camarades de combat vietnamiens en apprenant notre départ du Tonkin.

Nous nous souvenions des village abandonnés par nous et dont les habitants avaient été massacrés. Nous nous souvenions des milliers de Tonkinois se jetant à la mer pour rejoindre les bateaux français.

« Nous pensions à toutes ces promesses solennelles faites sur cette terre d’Afrique. Nous pensions à tous ces hommes, à toutes ces femmes, à tous ces jeunes qui avaient choisi la France à cause de nous et qui, à cause de nous, risquaient chaque jour, à chaque instant, une mort affreuse. Nous pensions à ces inscriptions qui recouvrent les murs de tous ces villages et mechtas d’Algérie :

« “ L’Armée nous protégera, l’armée restera “. Nous pensions à notre honneur perdu.

« Alors le général Challe est arrivé, ce grand chef que nous aimions et que nous admirions et qui, comme le maréchal de Lattre en Indochine, avait su nous donner l’espoir et la victoire. « Le général Challe m’a vu. Il m’a rappelé la situation militaire. Il m’a dit qu’il fallait terminer une victoire presque entièrement acquise et qu’il était venu pour cela. Il m’a dit que nous devions rester fidèles aux combattants, aux populations européennes et musulmanes qui s’étaient engagées à nos côtés. Que nous devions sauver notre honneur. « Alors j’ai suivi le général Challe. Et aujourd’hui, je suis devant vous pour répondre de mes actes et de ceux des officiers du 1er REP, car ils ont agi sur mes ordres.

« Monsieur le président, on peut demander beaucoup à un soldat, en particulier de mourir, c’est son métier. On ne peut lui demander de tricher, de se dédire, de se contredire, de mentir, de se renier, de se parjurer. Oh ! je sais, Monsieur le président, il y a l’obéissance, il y a la discipline. Ce drame de la discipline militaire a été douloureusement vécu par la génération d’officiers qui nous a précédés, par nos aînés.

Nous-mêmes l’avons connu, à notre petit échelon, jadis, comme élèves officiers ou comme jeunes garçons préparant Saint-Cyr. Croyez bien que ce drame de la discipline a pesé de nouveau lourdement et douloureusement sur nos épaules, devant le destin de l’Algérie, terre ardente et courageuse, à laquelle nous sommes attachés aussi passionnément que nos provinces natales.

« Monsieur le président, j’ai sacrifié vingt années de ma vie à la France.

Depuis quinze ans, je suis officier de Légion.

Depuis quinze ans, je me bats. Depuis quinze ans j’ai vu mourir pour la France des légionnaires, étrangers peut-être par le sang reçu, mais français par le sang versé.

« C’est en pensant à mes camarades, à mes sous-officiers, à mes légionnaires tombés au champ d’honneur, que le 21 avril, à treize heure trente, devant le général Challe, j’ai fait mon libre choix.

« Terminé, Monsieur le président. »
 
Le jour où la France, déchue par la médiocrité de ceux qui auront eu son destin entre les mains, ne comptera plus parmi ses enfants, des hommes de cette trempe, alors les générations futures pourront tout craindre, jusqu’à l’asservissement et la honte.
Il se trouve que dans mon parcours, j’ai rencontré, une seule fois, par hasard, le Commandant Hélie Denoix de Saint-Marc.
C’était à Alger, quelques jours avant le « putsch des Généraux ». Le Lieutenant de la Bigne sous les ordres duquel j’avais servi, – qui fut gravement blessé dans un accrochage que j’ai relaté dans un billet antérieur (1), avait été affecté au 1er REP.
J’étais « libéré de mes obligations militaires », et, revenu à « la vie civile », le hasard me fait croiser, un soir, rue Michelet, celui dont j’avait été le compagnon d’armes.
Il était en compagnie de Saint-Marc. Nous sommes allés manger un couscous ensemble dans un restaurant que je connaissais, à l’El Baçour.
Je me souviendrai toujours de ce moment. Avec de la Bigne, nous avons évoqué nos souvenirs, les bons et …les moins bons !!!… Le Commandant était silencieux. Il a très peu parlé pendant ce repas. Il écoutait avec une attention intense, son officier évoquant nos souvenirs communs de l’époque où il était encore Chasseur Alpin à la 2ème Compagnie du 25 ème BCA. Sa présence était intimidante, malgré sa discrétion. Il paraissait soucieux. Je me souviens de sa poignée de main, énergique, et de son regard qui en disaient long sur le caractère de l’homme.
Quelques jours plus tard, c’était le Putsch.
De la Bigne s’engagera dans l’OAS. Il s’enfuira, ensuite en Espagne où je perdrai sa trace. Denoix de Saint-Marc, sera jugé et emprisonné comme tant « d’Officier perdus ».
Ils étaient pourtant des « Hommes d’Honneurs ».
Broyés par le destin tragique de ceux qui refusent d’être humiliés par ceux auxquels l’Histoire conserve le beau rôle par une de ces mystifications dont les politiciens savent user avec un art consommé, avec la complicité des médias ….
Post-Scriptum:  ceux qui vocifèrent contre la décision du Maire  de Béziers, n’ont-ils pas eu honte lorsque le Maire Communiste de St-Ouen a donné à une rue de cette ville le nom d’une terroriste poseuse de bombes criminelles, pendant la bataille d’Alger ???Dont une bombe au « Milk Bar », qui fit plusieurs morts innocentes sans parler de ceux qui furent défigurés ou perdirent un bras ou une jambe…..
Gendouze
 Post-Scriptum : Hypocrites ou « manipulateurs » d’opinion ???Denoix

Au Loup !!!


LoupsQuand j’étais petit, à l’école primaire, au « Cours élémentaire et moyen », j’avais un livre de Lectures. Car certains jours, en classe, – souvent dans l’après-midi -, nous avions « lecture ». Un exercice que nous préférions à celui de « la Dictée », car moins stressant, et beaucoup plus divertissant…

Ce livre, que je possède encore, ma mère l’avait recouverte d’un papier bleu sur lequel elle avait collé une étiquette, sur laquelle, de sa belle écriture, elle avait marqué : « Livre de Lecture », puis mes « nom et prénom ». C’est ainsi qu’il est inscrit dans ma mémoire.

Certains chapitres de ce livre sont restés, eux aussi, gravés pour toujours dans ma mémoire.

Il y avait l’histoire ridicule de « Gribouille », ce petit garçon qui, dès les premières gouttes de pluie, se jetait dans la rivière pour ne pas être mouillé !!!

Il y avait l’histoire émouvante de ce petit garçon pauvre, qui faisait chaque jour, plusieurs kilomètres, seul dans la campagne, par tous les temps, pour se rendre à l’école, et qui, le soir, faisait ses devoirs en s’éclairant à la bougie dans la pièce unique où vivait toute sa famille….

Enfin, il y avait l’histoire tragique de ce petit garçon qui, avec quelques camarades, avait inventé un jeu qui affolait tout le village, en criant « au loup, au loup, au loup !!! », alors que le loup imaginaire n’avait jusque-là, jamais existé.

Jusqu’au jour où, alors qu’il s’amusait à dénicher des oiseaux avec un camarade, à la périphérie du village, il aperçoit une meute de loups. Des vrais loups, qui sortant du bois voisin s’approchaient du village en trottinant. Une fois de plus il donne l’alerte en criant, une fois de plus, « au loup, au loup, au loup !!! ».

Mais les villageois, habitués à cette farce, n’y prêtent aucune attention, et continuent à vaquer à leurs occupations en négligeant de se protéger en rentrant chez eux.

Le résultat qui affecta beaucoup nos sensibilités enfantine, fut que l’enfant fut dévoré ainsi que son petit camarade et quelques uns des imprudents du village assaillis par le meute, avant même d’avoir compris que, cette fois-là, ce n’était pas une farce.

La panique qui s’est emparée des socialistes au pouvoir, et qui s’exprime par la voix d’un Manuel Valls qui, – le regard noir, les mâchoires serrées, et le menton en avant, dans une posture de « petit Caudillo » qu’il affectionne -, crie sur tous les toits qu’il craint que « son »(!!!) pays ne se fracasse contre le Front National.

Valls mauvaisAinsi donc, après avoir pendant des années, joué,  pour obéir à de sordides calculs politiciens, à faire peur au Français, avec le spectre d’un Le Pen diabolisé pour ses écarts sémantiques provocateurs, et après avoir abusé de ce petit jeu, en espérant que la victime en serait la Droite dite « républicaine », voilà que nos socialistes affolés, entrevoient la perspective d’être, eux-mêmes,  dévorés électoralement, par une meute d’électeurs furieux de la surdité de la classe politique au pouvoir, insensible à leurs appels à l’aide. 

Car, ces électeurs ont compris que la Gauche a tourné le dos aux classes populaires, et n’a d’yeux que pour les « immigrés musulmans » pour lesquels  Valls et sa clique ont désormais « les yeux de Chimène »…

Il y a longtemps que beaucoup d’entre eux ruminent en silence leur vengeance. L’échéance électorale qui approche risque d’être le moment choisi par ceux qui ont envie de montrer aux yeux du monde, qu’ils existent encore….