"Le camp des Saints" ou celui des "barbares" ???


( Suite ).

RussieLa question posée dans mon précédent billet était : Est-ce raisonnable d’aborder ce conflit, qui ressemble de plus en plus à une nouvelle guerre mondiale, compte tenu des métastases développées par le fondamentalisme, dans différentes parties du monde, en affrontant une situation de (nouvelle) guerre froide avec la Russie ???

Une Russie qui ne se privera pas de multiplier les entraves aux initiatives de la coalition d’Obama, au sein du Conseil de Sécurité de l’ONU, et en interdisant les violations d’espaces aériens en Syrie, notamment, et en nous interdisant le survol de son territoire.
Une Russie qui ne fera rien pour inciter son alliée traditionnelle, l’Iran, à coopérer avec la « coalition » ….
Comme l’explique fort bien Hubert Védrine dans la video reproduite dans mon précédent billet, les frappes aériennes c’est bien !!! Mais après ??? Comment gère-t-on « l’après » ??? Non seulement sur le plan militaire quand il faudra substituer aux frappes aériennes une nouvelle phase de cette guerre par des actions au sol ??? Mais, comment gère-t-on « l’après politique » en supposant avoir réussi « l’éradication » du régime fou qui tente de se mettre en place en Irak. Car un tel conflit laissera des traces dans tout le monde musulman…

L’affaire Ukrainienne complique considérablement la donne, face au conflit majeur qui se dessine. Car dans cette affaire, nous avons manqué de réalisme, entrainés par nos « bons sentiments », par une conception à courte vue de la défense de « nos valeurs ».

href="http://www.dailymotion.com/video/x1dltfd_ukraine-comprendre-les-origines-de-la-crise-en-5-minutes_news" target="_blank">Ukraine : comprendre les origines de la crise… par lemondefr

Car l’idée était saugrenue, d’offrir à l’Ukraine la perspective de rejoindre l’hydre européenne, sans tête, et apparemment sans cervelle, sous la pression d’un Obama qui cherche à redorer un blason terni par les échecs de sa politique intérieure, en affrontant un Poutine bien plus habile et bien meilleur stratège que lui, et en installant les batteries de l’Otan aux marches de l’ancien Empire russe…

Les " russophones" d’Ukraine, qui refusent de se fondre dans un état en pleine décomposition, et qui font plus confiance à Poutine qu’à l’Etat Ukrainien, pourquoi n’auraient-ils pas ce Droit que nous défendons, au nom de nos « valeurs », ce « Droit à l’autodétermination »que nous préconisons partout où un peuple veut reprendre en mains son destin ??? Pourquoi ne consulte-t-on pas ces "Ukrainiens" par référendum pour savoir à quelle nation ils souhaitent lier leur destin ???

Tout comme est saugrenue l’idée de couper la Russie de l’Europe, au risque de la pousser vers l’orbite chinoise à la grande satisfaction de la Chine, qui sera demain la première puissance mondiale, et qui pour l’instant cherche avant tout, et pour y parvenir, à sécuriser ses sources d’approvisionnement en énergie et en matières premières, dont l’immense Russie regorge.

On peut penser ce que l’on veut du personnage de Poutine.

Mais comment imaginer que nous puissions nous aliéner l’amitié du peuple russe, avec lequel nous avons plus à partager sur le plan des valeurs civilisationnelles qu’avec le monde arabe ou africain, contrairement à ce que la mode intellectuelle voudrait nous faire croire à tout prix.….
La nation russe nous a donné Pouchkine , Dostoïevsky, Tolstoï, Sakarov, Soljenistine, Tchaïkovsky, Rachmaninoff, Stravinsky, Nijinsky et le Lac des Cygnes, et bien d’autres grands symboles de raffinement et de culture. ( J’aurais du mal à trouver un quelconque équivalent dans le monde arabe et en Afrique !!! ).

La nation russe a l’une des plus riches traditions scientifiques au monde, elle qui fut la première à envoyer un homme dans l’espace (et la dernière, à ce jour, capable avec ses Soyouz d’y envoyer des fusées pour maintenir le lien avec la station spatiales qui tourne autour de la terre avec des américains à bord).
Elle réussit, non sans mal, à maintenir son unité sur un territoire immense, avec ses Tatars et ses millions de musulmans, Tchétchènes, khazars, bouddhistes, Tchouktches, Bouriates et Toungouzes, et j’en passe.
Et elle a reconstitué, sous Poutine, une classe moyenne en moins de quinze ans après la période de "tiers-mondisation" héritée d’Eltsine , après plus d’un demi siècle d’un régime communiste qui avait ruiné le pays. Son église orthodoxe, qui appuie Poutine dans sa démarche, exalte le sentiment patriotique et l’attachement des Russes à la Nation. Elle entretient la foi populaire dans l’unité du peuple slave à la quelle se réfère constamment Poutine.
La Russie est une immense nation, qui gouverne le sixième des terres émergées. Elle ne mérite pas d’être traitée, du jour au lendemain, comme un pays de "moujiks" qu’il s’agit de débarrasser d’un dictateur caricatural et sanguinaire.

Qui sommes nous pour tenter de déstabiliser, de l’extérieur, un chef d’Etat plus populaire dans son pays que tous ces "roitelets"autocrates, aux moeurs tribales et moyen-âgeuses, auxquels nous déroulons nos tapis rouges, et faisons des courbettes indignes, pendant qu’ils financent ceux qui nous combattent ???
L’Europe doit tout faire pour maintenir la Russie dans l’orbite occidentale, éviter de créer l’irréparable dans ses difficultés avec un pays qui cherche à retrouver , sur la scène internationale, la place qu’il a perdue après l’effondrement, sur lui-même, de l’Empire colonial soviétique.

Quand la guerre menace, quand se profile un conflit qui sera sanglant, il faut envisager les alliances les plus sûres, les plus rationnelles, les plus efficaces pour atteindre ses objectifs.
Comme nous le rappelle fort opportunément Hubert Védrine, nous n’avons pas hésité à nous allier à Staline pour abattre Hitler, alors que ce même Staline avait déjà beaucoup, beaucoup de sang russe sur les mains.

Pour les mêmes raisons, l’Occident ne pourra pas aboutir à une solution politique durable dans cette partie du monde, sans accepter autour de la table de discussion, la présence de l’Iran Chiite, quelles que soient les oppositions de l’Arabie saoudite et du Qatar. L’Islam Chiite qui règne en Iran dispose d’un clergé. Il est hiérarchisé et nous pouvons plus facilement dialoguer avec cet Islam là qu’avec l’Islam Sunnite, ingérable parce que réfractaire à toute discipline hiérarchique.

Qui veut la fin veut les moyens.

La lutte contre le djihadisme sera longue et sanglante. Elle aura des prolongements dans toute l’Afrique où la vérole islamiste a déjà ses antennes. Le fondamentalisme musulman est un cancer dont les métastases se sont développées partout dans le monde, même si nous feignons de ne pas nous en apercevoir. Ce cancer n’épargnera ni l’Afrique, ni l’Asie, ni l’Europe, ni la France.

Il est peut-être temps de ranger provisoirement au placard, en période de guerre, les vieilles lunes qui paralysent les Démocraties avec leurs faux scrupules, leurs "états d’âmes", leurs « valeurs à géométrie variable », et cet "Etat de Droit", dont se servent très habilement ceux qui nourrissent à notre égard, un mépris profond et un désir de revanche redoutables, et que nous devons nous préparer à affronter.

Le mauvais camp, ou "le Camp des Saints" ???


Camp des SaintsLa France aurait-elle choisi le mauvais camp dans des conflits , annoncés depuis longtemps, par ceux qui gardent les yeux ouverts sur « le nouvel état du monde », et qui se précisent en s’aggravant à vue d’œil ???
J’ai soulevé cette question à plusieurs reprises sur ce blog, notamment à propos de notre alignement inconditionnel sur la vision américaine du monde d’aujourd’hui, sur le rôle supplétif que les Etats Unis nous font jouer là où des zones conflictuelles se développent et nécessitent un engagement militaire que l’Amérique refuse désormais d’assumer.

Je l’ai soulevée à propos de « l’affaire ukrainienne », dans la quelle nous avons suivi aveuglément un mouvement qui a pris, sous le chapeau de l’OTAN, l’allure d’une coalition anti-russe, à un moment où l’évolution de l’Europe fait face à un tournant stratégique décisif , et où la Russie hésite entre le choix d’un destin tourné vers l’Europe, ou vers l’Asie.

Tout cela mérite quelques explications.

S’agissant du monde arabe, nous étions jusqu’à un virage récent, les héritiers d’une tradition « gaullienne » : de Gaulle, dont je suis loin d’être un adorateur -tout le monde l’aura compris – avait une vraie politique arabe qui lui a valu un prestige personnel, qui rejaillissait sur la France, dans tout le monde arabe.
Dans les affaires du monde et tout particulièrement dans celles qui concernent le monde arabe, les américains n’ont pas été souvent nos « alliés ». De Gaulle le savait car il avait peu d’illusions sur les Américains.

Faut-il rappeler « l’affaire de Suez », où américains et soviétiques se sont ligués , dans un ultimatum mémorable, pour nous contraindre de renoncer à porter un coup décisif au Dictateur arabe Nasser qui soutenait partout où elles se développaient les révoltes arabes contre les Britanniques et contre la France.
Les Américains ont soutenu la rébellion algérienne. Ils l’ont soutenue financièrement, et diplomatiquement, notamment devant les Nations Unies. Pourtant, à l’époque, la rébellion algérienne utilisait les mêmes méthodes de guerre que celles qui soulèvent les cris d’horreur de l’ensemble du monde civilisé, aujourd’hui….(Je pourrais, ici même, dénombrer les égorgements, les décapitations, les émasculations, les tortures de tous ordres qui ont été commis, pendant la guerre d’Algérie, et dont les Musulmans fidèles à la France ont été les principales victimes).
Mais, à cette époque, il y avait de « belles âmes » pour considérer qu’il y a des horreurs « légitimes » sur le plan moral , et des horreurs « illégitimes » : celles que l’Armée française a dû assumer, à la place des politiciens qui lui en donnaient l’ordre…

Dans les années 90, l’Algérie devenue indépendante, a dû combattre à son tour le FIS, qui n’était rien moins que l’ancêtre des mouvements djihadistes d’aujourd’hui, avec les mêmes méthodes, celles de la terreur, des égorgements, et de l’horreur, dans l’indifférence quasi unanime du monde occidental…

Aujourd’hui, l’horreur semble être devenue un sentiment partagé par tous. Du moins par tous ceux qui ont une certaine idée de ce qu’est « la Civilisation »….
Nous voici donc devenus les « alliés inconditionnels » des Etats-Unis dans une sorte de « croisade » contre l’Etat Islamique en Irak et au Levant (EIIL).
Des Etats Unis qui ne savent du monde arabe, que ce que leur dictent leurs intérêts, et plus particulièrement leurs intérêts pétroliers. Leurs analyses sont toujours aussi sommaires : il était souhaitable d’évincer la France et la Grande Bretagne des territoires qu’elles contrôlaient, partout où il y avait du pétrole. Aujourd’hui, toute puissance, tout mouvement politique armé ou non armé qui menace les intérêts pétroliers de l’Amérique sont à combattre par tous les moyens.

C’est le cas dans tout le moyen-orient et c’est notamment le cas de l’Iran qui refuse de se soumettre à la puissance américaine et reste proche de la Russie qui « joue » sur l’antagonisme entre iraniens et américains.

De toute évidence, la Russie a choisi "le camp chiite", car il pourrait faire contre-poids à une éventuelle menace sunnite sur son territoire, où vivent pas moins de 50 millions de musulmans, alors que l’Amérique, entraînant dans son sillage le monde occidental est étroitement liée par ses intérêts pétroliers au "camp sunnite" sur lequel semble régner l’Arabie saoudite et les Etats du Golfe, qui juqu’ici, croyaient intelligent de financer à coups de pétrodollars, le fondamentalisme musulman, sous toutes ses formes, partout où il se manifestait, à condition que l’agitation ne gagne pas  ces Monarchies assises sur un tas d’or qui tôt ou tard excitera les convoitises des Djihadistes…

Mais, ne perdons jamais de vue que, pour l’Amérique, le danger d’un Islam totalitaire n’est pas à ses portes. C’est un danger lointain, qu’il faut combattre car il peut tuer jusque sur le territoire américain: nous venons de célébrer l’anniversaire de la tragédie du World Center de New york, encore présente dans les mémoires américaines.

Pour nous, ce danger est à nos portes. Que dis-je ??? Il est même déjà dans nos murs, conséquence des années d’aveuglement naïf, face aux ambigüités de l’Islam désormais massivement présent sur notre territoire….Ceux qui glosent sur "l’Islam deuxième religion en France", pour faire enrager les "Cathos", ne tarderont pas à déchanter….

Dans le combat qui s’engage contre l’Etat djihadiste en Irak et en Syrie en train de naître, il faut garder les yeux ouverts.
Ce qui se développe, c’est le conflit latent, séculaire, inévitable, entre un fondamentalisme « Sunnite » qui se considère comme le seuls héritier de « l’Islam authentique et pur », et l’Islam des « Chiites » considérés comme des mécréants au sens littéral du terme. La guerre meurtrière qui avait opposé l’Irak de Sadam Hussein à l’Iran de Khomeini , qui s’est terminée sans vainqueur, en a été un premier épisode, qui a exacerbé les passions et les haines confessionnelles.
Le conflit actuel en est un second épisode, aux racines à peine différentes.
La stratégie totalitaire de « l’Etat Islamique », est claire : éliminer dans un premier temps, les non-musulmans minoritaires en Irak et en Syrie. D’abord les Chrétiens et les autres minorités, puis les Chiites,  pour constituer un « Etat pur » appliquant une « Charia » pure et dure. Ensuite ce sera le tour des « Monarchies du Golfe » considérées comme "corrompues par l’Occident". Et enfin ce sera l’extension du Califat à toutes les « provinces » qui allaient autrefois, à l’époque des grandes conquêtes arabes, du Maghreb au Machrek.

href="http://www.dailymotion.com/video/x20dsur_comprendre-la-montee-en-puissance-de-l-eiil-en-5-minutes_news" target="_blank">Comprendre la montée en puissance de l’EIIL en… par lemondefr

Ce n’est pas pour rien que l’on entend de plus en plus souvent parler, s’agissant de l’Espagne, de la « reconquista » des anciennes provinces ibériques de l’Islam. Et on comprend l’irritation de certains musulmans, lorsque l’enseignement de l’Histoire de France s’attarde un peu trop sur Charles Martel "qui arrêta les Arabes à Poitiers"….
La dernière phase de ce projet fou, ce sera la conquête, par la terreur, du monde occidental foyer de tous les vices, de toutes les corruptions, et de toutes les entorses à la Loi coranique.

Pour cela, « le Djihad » possède sur place, en Occident, des troupes qu’il suffira, le moment venu, de réveiller, car, comme je le répète ici souvent, « le ver est dans le fruit »…..

Le juge Trévidic, l’un des meilleurs connaisseurs du terrorisme, fait cette confidence inquiétante au Figaro: «Il y a dans nos dossiers antiterroristes des cas de jeunes Français qui ont été formés à couper des têtes par les djihadistes en Syrie. Certains ont directement mis en pratique ce qui leur a été enseigné en décapitant des personnes, lors d’exécutions publiques, notamment à Racca», ville syrienne tombée aux mains des djihadistes et proclamée capitale du Califat créé le 29 juin dernier.
Ce magistrat français très chevronné, qui a repris le cabinet d’instruction du juge Bruguière depuis de nombreuses années, précise même que «circulent actuellement sur Internet des images de jeunes Français qui tiennent une tête coupée dans leur main». À le croire, «ils s’habituent à l’horreur», comme les enfants soldats d’Angola. «C’est dire leur degré de dangerosité» lorsqu’ils reviennent en France, selon lui.

Cf: http://www.lefigaro.fr/international/2014/09/11/01003-20140911ARTFIG00105-djihad-le-juge-trevidic-alerte-sur-les-coupeurs-de-tete-francais.php

C’est dire également que la France n’échappera pas aux exactions des « fous de Dieu »….

Or, tous les stratèges en conviennent. On n’abattra pas l’Etat Islamique avec les seules frappes aériennes. Nous mettons, aux côtés des Etats Unis et de la coalition en cours de formation, les doigts dans un engrenage fatal. On n’éradique pas un « Etat » sans occuper le terrain qu’il recouvre.
Et la question que je pose ici, que je traiterai dans mon prochain billet, est la suivante :

Est-il raisonnable de s’engager dans un tel conflit en demeurant en conflit ouvert avec la Russie, qui dans cette affaire devrait-être notre alliée naturelle, car elle nourrit les mêmes craintes que nous à l’égard de l’emprise du Djihadisme sunnite sur le monde Musulman ???
Ecoutez, à ce sujet ce qu’en pense Robert Védrine, qui demeure, – bien que socialiste – l’un des analystes les plus lucides sur les questions de politique internationale.
http://video.lefigaro.fr/figaro/video/hubert-vedrine-l-invite-de-ruth-elkrief/3780660483001/

(à suivre ).

(1).- Il y a une quarantaine d’années Jean Raspail publiait un ouvrage intitulé « Le Camp des Saints » dans lequel il décrivait une situation apocalyptique dans la quelle sombrait l’Occident envahi par des hordes barbares. Pour les uns, cet ouvrage était une « provocation ». Pour d’autres, il préfigurait une réalité qui pourrait bien se révéler un danger mortel….
http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Camp_des_saints

Le Temps du Mépris… (1)


Balance

http://www.lepoint.fr/societe/femen-les-militantes-feministes-relaxees-dans-l-affaire-notre-dame-10-09-2014-1862008_23.php

Un groupe de "Femen" s’était introduit dans la Cathédrale de Paris, à poil, ou presque, pour y manifester , à sa façon , qui ressemble plus à de la provocation qu’à une manière "pacifique" de  défendre ses "idées"…..

FemenVidées de l’intérieur de ce lieu de Culte par un Service d’ordre, elles auraient endommagé, dans la confusion de cette exclusion musclée, des cloches exposées aux fidèles après avoir été restaurées, avant de gagner leur emplacement définitif dans les Tours de la Cathédrale.

Que croyez-vous que la Justice française, appelée à trancher, à la suite de la plainte déposée contre cette violation d’un lieu de Culte, ait décidé ???

La sentence, qui rehaussera le prestige et la réputation d’impartialité de nos Magistrats, est tombée. Les "Femen" ont été relaxées, alors que les surveillants chargés de les évacuer, ont été condamnés pour leur "brutalité". Celui qui doit se marrer, c’est Poutine !!!!

On s’étonnera, après cela, que des Catholiques, qui se sentent méprisés, même par la Justice de leur pays, soient révoltés par le "deux poids, deux mesures", dans la balance qui symbolise cette Institution de plus en plus contestée…

Imaginez, un seul instant, que la même provocation ait eu lieu dans une mosquée !!!

On entend d’ici, les cris d’orfraies, des "officines spécialisées" dans les lamentations qui accompagnent le moindre graffiti sur la façade d’un lieu de prière musulman…. Et les protestations effarouchées de nos médias asservis, contre ces actes d’intolérance, dans une République laïque. Les regards se seraient tournés comme par réflexe, vers ces "groupuscules", proches de "l’extrême-droite", qui "terrorisent" la Gauche française.

Car, imaginez, oui, imaginez : les "Femen"s’introduisant dans une Mosquée, à poil sous leur manteau, et "tombant" leur manteau pour aller rouler un patin à l’Imam, à l’heure de la Grande Prière !!! Qui oserait alors évoquer le "Droit au Blasphème", revendiqué par quelques beaux esprits ????

Et croyez-vous qu’elles seraient ressorties vivantes de la Mosquée ???

C’est cela "la France", aujourd’hui ???

(1). Titre d’une oeuvre romanesque d’André Malraux.

Mosco veni, Mosco vidi, Mosco vici ???


???????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????Ce socialiste, prototype du "social-bobo", énarque, apparatchik, arriviste, préoccupé par sa seule "gestion de carrière" est parvenu à ses fins.

Vidé, avant que le bateau ne coule, et "victime" d’une première "épuration ethnique"…. le voici membre de la "Commission européenne": la luxueuse voie de garage des politiciens de tous les pays de cette Europe qui va à la dérive. Celle où l’on range les vieilles voitures qui n’ont pas servi à grand chose dans leur propre pays, mais qui peuvent encore faire illusion, pour quelques années.

On a vu se succéder à la tête de cette Commission, les Santer qui présidait entre deux cuites, les Prodi, incolore et inodore, puis un Barroso, impuissant, inéfficace, pendant les années de crise.

Et pourtant, cette Commission censée représenter une sorte de Gouvernement de l’Europe, n’est pas dénuée de pouvoirs. L’article 211 du Traité de Rome lui confie trois rôles principaux : un rôle de gardienne des traités (saisie du pouvoir judiciaire), un rôle de proposition (pouvoir législatif), ainsi qu’un rôle d’exécution (pouvoir exécutif).

Mais les peuples européens ne la perçoivent que comme une Haute Administration, qui pond des "directives" qui semblent plus destinées à servir de justificatif à son existence qu’à servir les citoyens de ce vaste ensemble qui ressemble à un canard sans tête.

Van RompuyEt pourtant, les traités l’ont dotée d’une tête.

Nous avons un Président de l’Europe: l’insignifiant Van Rompuy dont la plupart des citoyens ignorent le nom, le visage et le rôle qui est le sien. Une sorte de "ravi de la crèche", que l’on aperçoit de temps à autres, à l’occasion des "sommets"où il promène son sourire bienveillant, sans que personne n’ait jamais entendu son de sa voix.

L’Europe, cette Europe dont peu de citoyens connaissent exactement les frontières aujourd’hui, est donc dirigée par une super-classe de "petits marquis", dont les pouvoirs sont énormes, mais qui n’en font rien, ou pas grand chose, à part, pondre des circulaires qui servent surtout à empoisonner la vie quotidienne des citoyens.

François Hollande s’est beaucoup agité pour obtenir que son ancien Ministre de l’Economie puisse siéger dans cette auguste Commission, dans l’espoir de le voir peser de tout son poids, pour alléger les contraintes qui pèsent sur la France, mise en demeure de prendre les mesures structurelles de réformes indispensables à son redressement.

Il semble y être parvenu.

Mais on se demande si ce "cadeau" que vient de lui faire Mme Merkel n’est pas un cadeau empoisonné. Car on sait quelle est la souplesse d’adaptation de ces "petits marquis" qui pullulent dans la classe politique française. On sait également quelle peut être leur versatilité.

Ainsi donc, nommé commissaire européen, l’ancien ministre de l’Économie va devoir imposer à la France les règles qu’il n’avait pas réussi à respecter à Bercy.
Selon lefigaro.fr : "l’un des reproches qui revient régulièrement dans la bouche de ses amis, comme dans celle de ses adversaires : Pierre Moscovici serait certes brillant mais il ne travaillerait pas assez. Préférerait passer du temps au café de Flore à Saint-Germain-des-Prés que devant ses dossiers. Dilettante en somme. Une image d’intellectuel rive gauche qu’il avait tenté de gommer en se faisant élire député dans le Doubs industriel et en allant régulièrement arpenter son fief de Montbéliard."

"Pour brosser à gros traits sa carrière, Pierre Moscovici écrivait: «Au cours d’une vie politique déjà longue, j’ai connu les succès qui permettent d’agir, les échecs et les trahisons qui apprennent, les revanches qui renforcent.» Succès, trahison, revanche. Voilà le rythme qui scande son parcours au PS. Encore aujourd’hui, son remplacement à Bercy par "Mentebourg" lors du remaniement d’avril lui reste en travers de la gorge. De quoi alimenter une revanche depuis Bruxelles?"

Trahisons. Vous avez bien lu.

On peut craindre que sous peu, Moscovici soir placé en situation de devoir trahir son mentor François Hollande, en le rappelant à l’ordre, et surtout, en lui rappelant les engagements qu’il a pris,…mais qu’il avait déjà oubliés.
L’influence de Moscovici au sein de cette Commission européenne, dépendra largement de sa capacité à montrer sa légitimité en tant que Commissaire européen, en s’affranchissant de ses anciennes amitiés socialistes, ce qui devrait l’amener à trahir François Hollande à qui il doit pourtant cette brillante "promotion".

Cette perspective est d’autant plus réaliste que l’influence de Mme Merkel ayant pesé de tout son poids, Moscovici est "encadré" par deux vice-présidents chargés d’exercer sur lui une sorte de «tutelle», histoire de s’assurer qu’il n’est pas venu là pour appliquer la politique désastreuse qu’il a mené en France lors de son passage au Ministère de l’Economie….

"Le Livre" ou "le baiser qui tue"….


BaiserTout le monde en parle. Il fait un tabac, nous dit-on, dans les Librairies, au point que certains libraires ( qui font sans doute partie des 13% de Français qui "supportent" encore Hollande ) ont décidé de boycotter sa vente, au prétexte que son succès nuirait à celui des livres de la rentrée littéraire.

On ne peut plus feuilleter un hebdomadaire sans qu’il soit question de "ce Livre", soit pour le pourfendre et dénigrer celle qui l’a conçu, soit pour en condamner le sujet principal, François Hollande dont il met à mal la "normalité"…

Mais tous les Français n’ont pas lu ce livre, et nombre d’entre eux ne le liront pas, par principe.

Par pure curiosité littéraire obéissant à ma nature de dévoreur de livres, j’ai tenté de m’imposer le pensum de cette lecture : je n’ai pas pu aller jusqu’au bout de l’ouvrage, tant j’ai fini par être envahi par l’écoeurement, la honte, la gêne même que procurent certaines des scènes qui sont décrites et qui transforment le lecteur en "voyeur"involontaire de l’intimité de ce couple étrange.

Afin de dispenser les lecteurs de ce blog d’une lecture éprouvante, j’ai décidé de publier, ici-même, une sélection , toute personnelle, de passages de ce livre, que j’ai regroupé, arbitrairement, sous des rubriques évoquant leur contenu. Les sous-titres sont de moi :

Dans le genre "Roman de Gare ":

"J’ai résisté le plus longtemps possible à cette attirance entre François et moi. C’est lui qui était pressant, lui qui a fait basculer notre amitié amoureuse en amour-passion. Mais in fine, c’est moi qui fais les frais de cette relation. J’ai dû quitter le journalisme politique.
Et j’incarne désormais aux yeux de tous la tentatrice, la méchante, la briseuse de couple.
Je viens de voter à gauche, et je pense à ma famille, ce mari brillant et ces garçons magnifiques que j’ai quittés pour François sept ans plus tôt. Personne ne croyait en lui, je n’avais aucun rêve secret d’Élysée. Jamais nous n’avions évoqué le fait qu’il pourrait être candidat un jour. Rien d’autre que de l’amour."

Rubrique des "petites jalousies":

"En 2000, il m’invite dans les jardins de la Maison de l’Amérique latine. Je suis convaincue que Jean-Pierre Chevènement va démissionner du ministère de l’Intérieur, à cause d’un différend sur la Corse avec Jospin. Hollande est Premier secrétaire du PS, et n’y croit pas. Les évènements me donneront raison un mois plus tard à peine. Lui et moi parlons de tout, nous irons. Soudain, je vois arriver Ségolène Royal, fonçant vers nous. Je préviens François qui tourne le dos à l’entrée du restaurant. Il croit à une plaisanterie, jusqu’à ce qu’elle s’installe à notre table. Elle est glaciale.
– Je vous y prends, j’espère que je ne vous dérange pas.
François est incapable d’émettre le moindre mot. C’est moi qui lui répond.
– Nous parlions du tour de France.
– Arrêtez de vous foutre de moi !
– Pas du tout, c’est vrai. Et d’ailleurs, nous ne faisons rien de mal, nous ne sommes pas à l’hôtel, que je sache.
Mon aplomb la bluffe autant qu’il l’agace. Elle se tourne vers lui.
– Et moi, tu ne m’emmènes jamais dans des endroits pareils.
Le ton monte. Le sien seulement. François est toujours silencieux. Gêné de cette scène.
Avant qu’un véritable esclandre éclate, elle se lève et part aussi vite qu’elle était arrivée."

Les gros mensonges :

"– Alors ?
– Alors, c’est vrai, répond-il.
– C’est vrai quoi ? Tu couches avec cette fille ?
– Oui, avoue-t-il en s’allongeant à demi, appuyé sur son avant-bras.
Nous sommes assez près l’un de l’autre sur ce grand lit. Je n’arrive pas à accrocher son
regard, qui se dérobe. Les questions se bousculent :
– Comment c’est arrivé ? Pourquoi ? Depuis quand ?
– Un mois, prétend-il.
Je reste calme, pas d’énervement, pas de cris. Encore moins de vaisselle cassée comme la rumeur le dira ensuite, m’attribuant des millions d’euros de dégâts imaginaires.
Je ne réalise pas encore le séisme qui s’annonce. Peut-il laisser entendre qu’il est seulement allé dîner chez elle ? Je le lui suggère. Impossible, il sait que la photo a été prise au lendemain d’une nuit passée rue du Cirque. Pourquoi pas un scénario à la Clinton ? Des excuses publiques, un engagement à ne plus la revoir. Nous pouvons repartir sur d’autres bases, je ne suis pas prête à le perdre.
Ses mensonges remontent à la surface, la vérité s’impose peu à peu. Il admet que la liaison est plus ancienne. D’un mois, nous passons à trois, puis six, neuf et enfin un an.
– Nous n’y arriverons pas, tu ne pourras jamais me pardonner, me dit-il.
François revient pour le dîner. Nous nous retrouvons dans la chambre. Il semble plus abattu que moi. Je le surprends à genoux sur le lit. Il se prend la tête entre les mains. Il est dans un état de sidération :
– Comment allons-nous faire ?
François et moi nous retrouvons l’un en face de l’autre, chacun assis sur un canapé différent. Ils ont beau être fleuris, l’ambiance est pesante, la distance est déjà palpable.
C’est alors qu’il me parle de séparation. Je ne comprends pas la logique des choses. C’est lui qui est pris sur le fait et c’est moi qui paie les pots cassés, mais c’est ainsi. Sa décision ne semble pas encore irrévocable, mais je n’ai pas la force d’argumenter. Il tente de se montrer le moins dur possible mais la sentence est terrible. Je ne réalise pas vraiment, je suis comme anesthésiée.
Nous rejoignons la salle à manger pour le dîner. Avec la présence des maîtres d’hôtel, la conversation devient presque banale. Nous allons nous coucher, chacun dans une chambre différente. Cela ne nous était jamais arrivé. Cette fois, il veut marquer la fin. Ma nuit est agitée de cauchemars et d’hallucinations, sous l’effet des médicaments. Je me réveille en sursaut, convaincue que quelqu’un est dans la pièce. Je pense à François ouvrant ses bras à une autre femme. Qui a fait le premier pas ? Que lui a-t-il dit de nous ? Que cherchait-il chez elle que je ne peux pas lui donner ? Les images me blessent, je les repousse, mais elles remontent, encore et encore. Elles m’étouffent et je m’étrangle dans mes sanglots.

Quand il n’a pas de réception ou de dîner officiel, il me propose de dîner avec lui. Il essaie de surveiller mes sorties, mes déplacements. À New York, comme à Marrakech, des fleurs de sa part m’attendent dans ma chambre d’hôtel sans que je lui donne le nom de l’endroit où je descends. Il multiplie les gestes symboliques et les déclarations enflammées.
Mais il continue à me mentir, à faire des promesses qu’il ne tient pas. Il me paraît impossible de revenir vers lui, je sais qu’il ne changera pas. Pendant qu’il me supplie, il transforme « l’aile Madame » en bureaux pour ses collaborateurs dont le nombre necesse de grandir. Personne n’est encore dans mon ancien bureau. J’attends.
Il assure être prêt à des excuses publiques. Je n’y crois pas. Je ne crois plus à aucune de ses paroles. Chacun de ses mensonges a lacéré cet amour immense que nous avions l’un pour l’autre.

Les « petits calculs » sordides d’un divorce…

"Le sol s’est ouvert sous mes pas. J’ai peur de l’inconnu, de ce qui va se passer après notre séparation, y compris sur le plan financier. Je fais part à François de mes inquiétudes. Depuis le jugement de divorce avec le père de mes enfants, c’est moi qui ai la charge financière à 100 % de mes trois garçons. À l’époque, c’était le prix à payer pour ma liberté et pour le rejoindre, je n’avais pas hésité. J’avais aussi décidé de conserver le nom de Trierweiler, mon nom de plume depuis plus de quinze ans. Je voulais m’appeler comme mes enfants. Je divorçais de leur père, je ne voulais pas avoir le sentiment de me séparer d’eux.
François sait que mon salaire de Paris-Match ne me suffira pas pour assumer seule à la fois le loyer de notre appartement et les dépenses de mes enfants, leur logement et leurs études.
Plus loin…
Lors d’un beau dimanche de septembre, à la Lanterne, d’une voix très sèche, il m’a ordonné :
– Tu dois renoncer à la télé.
Le ton ne laissait aucune place à la négociation, j’ai accepté aussitôt. Il y avait déjà eu au printemps « l’affaire du tweet » et la défaite de Ségolène Royal à La Rochelle. Je ne voulais plus de polémique, plus de problème entre nous. Mais en renonçant ce jour-là, j’avais perdu les deux tiers de mes revenus et il le savait.
L’argent n’a jamais été mon moteur, mais j’ai peur du lendemain, c’est viscéral. Peur de la précarité, de ne pas avoir un toit quand je n’aurai plus l’âge de travailler. Je sais dans quel dénuement est morte l’une de mes grands-mères. J’ai toujours été indépendante. Je me souviens de ma mère, avant qu’elle ne se trouve un emploi de caissière, obligée, pour faire des courses, de « quémander » de l’argent à mon père, qui puisait alors dans sa maigre pension d’invalidité. Enfant, je vivais ces scènes comme une humiliation, une privation absolue de liberté. Je me suis construite sur ce rejet : jamais je ne dépendrais financièrement de personne. Pas une fois dans ma vie, je n’ai demandé d’argent à quiconque. Qui plus est à un homme."

Gauche « Bobo » :

« J’ai repensé avec amertume au "pas jojo"(1) en apprenant que François s’est rendu au cours de sa liaison dans le somptueux château des parents de Julie Gayet, avec ses façades du XVIIe au milieu d’un parc magnifique. Cela a plus d‘allure qu’une maison HLM dans une ZUP nord de province. C’est beaucoup mieux qu’un mobile home installé dans un camping sans étoile pas trop loin de la mer.
Voilà une famille comme François les aime : un grand-père chirurgien, une mère antiquaire, un père médecin renommé et conseiller de ministres. Un petit monde "bien jojo", "bien bobo", au goût sûr et raffiné, où les convives sont célèbres, où tout le monde vote à gauche mais ne connaît pas le montant du Smic. Chez moi, pas besoin de notes rédigées pour le savoir, il suffit de regarder au bas de la fiche de paie. »

(1).- Allusion à la famille de Valérie, des "pas jojo", et des "sans-dents"….

Classe politique de Gauche :

« Quelques jours après l’élection, je m’envole aux côtés du président pour Washington. En montant dans l’avion présidentiel, je découvre ce que la presse a appelé "Air Sarkozy" : une grande chambre, une salle de bains, un bureau pour le président et une salle de réunion ou de déjeuner. Onze à table. La plupart du temps des ministres, ainsi que le général Puga, chef d’état-major et Paul-Jean Ortiz, conseiller diplomatique, malheureusement décédé depuis. Deux hommes de grande valeur. En dehors de Laurent Fabius, il ne faut pas être expert pour comprendre que la plupart des nouveaux ministres n’ont pas le niveau. Je suis affligée de ce que j’entends. Je les observe en silence, en me demandant comment tel ou tel a pu être nommé ministre. Equilibre de courant, équilibre de sexe, équilibre régional ou de parti. Peu sont là pour leur compétence. Cela crève les yeux de l’ancienne journaliste politique que je suis toujours au fond de moi. La presse critique leur amateurisme. Si j’étais toujours au service politique de Match, écrirais-je autre chose ? »

La duplicité du Président normal:

"L’affaire avait commencé avant même la présidentielle, quand la victoire se dessinait et que Ségolène Royal rêvait tout haut d’un poste prestigieux. Candidate malheureuse à la présidentielle cinq ans plus tôt, elle jette son dévolu sur la présidence de l’Assemblée.
Nous en discutons à plusieurs reprises avec François. Il n’y est pas favorable. Il sait ce qu’il en coûtera, à la fois sur le plan médiatique et en termes de complications politiques.
Personne ne peut nier leurs liens privés, et moi pas davantage. Ils ont quatre enfants , il n’y a rien de plus précieux. Mais l’éventuelle accession de Ségolène Royal au perchoir de l’Assemblée relancerait le roman médiatique du trio amoureux dont nous avons tous déjà trop souffert.
Plusieurs juristes l’alertent également sur le risque inédit que comporterait un lien privé entre le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif, alors que la Constitution exige la séparation des pouvoirs. Depuis 1875, le président de la République n’a pas le droit de se rendre à l’hôtel de Lassay ni d’entrer dans l’hémicycle.
François Hollande en Président et la mère de ses enfants à la présidence de l’Assemblée, c’est la certitude de polémiques sans fin. François le sait, mais il laisse Ségolène Royal à son rêve. Il l’encourage même puisque c’est ce qu’il a négocié avec elle lors de son ralliement après le premier tour des primaires socialistes, lorsqu’elle lui a apporté son soutien contre Martine Aubry. Mais officieusement, il assure qu’il n’en veut pas comme troisième personnage de l’État. Cette duplicité ne m’étonne pas. Combien de fois l’ai-je ainsi entendu, lorsqu’il était Premier secrétaire du PS, encourager un candidat et tout faire ensuite pour qu’il n’ait pas l’investiture ? Organiser en sous-main des opérations de barrage à une élection en faisant porter le chapeau à d’autres ? C’est un politique, par toutes les fibres de son corps. La tactique est une seconde nature."

Moi, Président….

"Nous nous retrouvons dans une pièce entre l’étage présidentiel et notre chambre, où Mitterrand entreposait ses livres et ses affaires de golf. Le couple Sarkozy en avait fait une chambre d’enfant. Je l’ai transformée en bureau personnel. J’y ai installé des photos de mes fils lorsqu’ils étaient petits et quelques-uns de mes souvenirs, ceux que j’ai voulu mettre à l’abri des regards des visiteurs que je reçois dans le bureau officiel juste en dessous. Je m’y retire toujours à un moment ou à un autre de la journée pour échapper à la lourdeur du Palais.
Mais cette fois, la lourdeur est dans le bureau. L’atmosphère est tendue, comme à la minute qui précède un orage prêt à exploser, avec ses coups de tonnerre et ses premiers éclairs secs qui zèbrent le ciel. J’éclate de colère. C’est notre plus grosse dispute depuis que nous nous connaissons. Je ne comprends pas sa trahison, il lui suffisait a minima de ne pas me mentir. Si seulement il avait été capable de me dire, les yeux dans les yeux : « Comprends-moi, je ne peux pas faire autrement pour mes enfants… » Je suis capable de comprendre l’importance de la mère. J’en suis une. J’aurais essayé, oui, de l’admettre. Il tente de me calmer.
Mais il me ment encore. Il m’assure qu’il n’y est pour rien, que c’est le secrétaire général de l’Élysée qui s’est occupé de cette affaire. C’est le coup de grâce : le mensonge est énorme. Pierre-René Lemas réfutera ensuite cette excuse dérisoire : au contraire il a voulu empêcher François d’apporter ce soutien qui mélange tout, vie privée et vie publique. Et il n’est pas le seul conseiller à avoir tenté de l’en dissuader. François l’a fait. Au plus profond de moi, sa décision réveille mon sentiment d’illégitimité, qui me fait tant de mal depuis l’officialisation de notre relation.

Le « revanchard », et le « muffle ».

"Je suis déjà et j’ai toujours été convaincue que Sarkozy sera, malgré ses dires, candidat en 2017. Il aura besoin de sa revanche.
Nous continuons à échanger, presque comme deux amies. Elle me confie son mal-être avec ses kilos pas encore perdus, mais cette petite victoire de rentrer enfin dans le tailleur-pantalon qu’elle porte ce jour-là. Me raconte encore combien elle a souffert des attaques sur Internet. À plusieurs reprises, ses yeux s’embuent. À ma demande, elle me montre des photos de ses enfants.
Le temps passe à la vitesse grand V. Notre conversation dure trente-huit minutes. Carla et moi aurions pu échanger bien plus longuement, mais José, qui va gérer les questions du protocole pour moi, comme il l’a déjà fait pour Bernadette Chirac, Cécilia Sarkozy et Carla Bruni-Sarkozy, vient nous interrompre et nous prévenir que les deux Présidents ont terminé leur entretien.
Nous partons les rejoindre dans le hall. Sarkozy m’adresse quelques paroles aimables en me vouvoyant. Il dit à son tour combien c’est difficile pour la famille. Nous voilà tous les quatre sur le perron. Naturellement, j’embrasse Carla. François leur serre la main à l’un comme à l’autre. Il ne raccompagne pas le désormais ex-Président à sa voiture. Une polémique sur un éventuel affront fait à son prédécesseur se développera.
Mais je le connais. Les règles de savoir-vivre ne lui sont pas tout à fait familières, il lui faudra du temps pour s’habituer au protocole. Et il est pressé. Infiniment pressé de la suite : être officiellement investi. D’ailleurs, il tourne les talons sans m’attendre non plus…"

Hollande et la mort :

"François et moi n’avons pas le même rapport à la mort. Il la redoute plus que tout. Il fait partie de ces hommes qui se construisent un destin pour échapper à celui du commun des mortels. Pour laisser une trace, pour survivre d’une façon ou d’une autre. Pour rester dans les livres et dans l’Histoire. C’est sa quête d’immortalité. Il refuse de parler de la mort, il ne sait pas faire avec les mourants ni avec les grands malades. Il en a peur. Il fuit ceux qui vivent des drames, comme si le malheur était contagieux. Je m’en rends compte après la découverte de la grave maladie de sa mère, pendant la campagne de 2007, quand il me demande de l’appeler à sa place pour prendre de ses nouvelles. Il n’arrive pas à les recevoir lui-même, de plein fouet."

« Le meilleur », ou "le pire" ???

"Retour à la case départ, quand il se prépare mais que personne ne croit en lui. Il est le seul à penser qu’il peut y arriver. Et moi je suis prête à le suivre n’importe où. Tout a commencé un matin de novembre 2010. Alors qu’il s’habille dans notre chambre, il évoque sa candidature à l’élection présidentielle.
Ce n’est pas un sujet que nous abordons. Je sais que c’est son objectif. C’est ainsi que nous l’évoquons parfois, à demi-mot, « l’objectif ». Jamais nous ne prononçons les mots « élection présidentielle ». Un voile de pudeur entoure son ambition. Ce tabou saute une seule fois, alors que nous passons avec ma voiture rue du Faubourg-Saint-Honoré. C’est lui qui conduit. À ma grande surprise, au moment où nous longeons le palais de l’Élysée, il me dit :
– Regarde, on passe devant la maison.
J’explose de rire. Il m’a tellement souvent fait rire. Capable de dérision, comme d’autodérision. Ce matin de novembre, c’est différent, aucune lueur de malice dans ses yeux. Il est plus grave, il me demande ce que j’en pense. C’est la première fois. Je lui dis ce que je pense :
– Après ce qu’il s’est passé en 2002 et 2007, tu n’as pas le droit à l’erreur. Tu n’as qu’une question à te poser. Soit tu penses que tu es le meilleur, et tu y vas, soit non et tu laisses la place à quelqu’un d’autre.
Sa réponse fuse aussitôt :
– Je suis le meilleur.
– Alors dans ce cas, tu t’en donnes vraiment les moyens.
Nous continuons à échanger. Il n’a pas de doute sur lui-même. Il sera toujours convaincu de l’emporter sur Dominique Strauss-Kahn, même quand le patron du FMI est au firmament des sondages. Il est persuadé que Ségolène Royal ne sera pas candidate s’il l’est, lui. En 2007, il l’a laissée se présenter. Cette fois, c’est son tour.

Onze ans, ça suffit :

"Depuis deux ans, il travaille à cette candidature dans la plus grande discrétion. Il est parti du plus bas de l’échelle. En 2008, après le désastreux Congrès de Reims, François était totalement discrédité. La présidentielle avait été perdue, Ségolène Royal l’accusait de l’avoir fait perdre. Comme à chaque échec, il fallait un coupable et le coupable, c’était lui. Tout le monde voulait tourner la page Hollande. Onze ans à la tête du parti socialiste, ça suffisait !"

Les « trahisons » :

"La suite, on la connaît. Quelques semaines après la défaite de Ségolène Royal, quelques lignes dans une enquête sur sa campagne, Une femme fatale, de deux journalistes du Monde, révèle notre relation sans me nommer et met le feu aux poudres.
Dans la foulée, Ségolène Royal annonce lui avoir « demandé de quitter le domicile conjugal ». La phrase est aussitôt transformée en dépêche « urgent » par l’AFP, alors qu’ils s’étaient mis d’accord pour un communiqué commun.
C’est de bonne guerre et je comprends aujourd’hui à quel point la trahison peut amener à tant de ressentiment. J’imagine que François a dû se comporter avec elle durant toute cette période comme avec moi depuis le début de sa liaison avec Julie Gayet, c’est-à-dire comme le roi du double discours, de l’ambiguïté et du mensonge permanent."

Voilà. Je laisse à chacun le soin de se faire une opinion. Ces extraits choisis arbitrairement, ne sont qu’un échantillon. Ils donnent une idée de la tonalité de l’ouvrage, et surtout de la personnalité de celui qui en est le sujet central….

Ceux qui préfèreront d’autres extraits, plus significatifs, auront la possibilité des nous les proposer dans leurs commentaires….

Lettre ouverte à Mr Bilger.


Cher Mr Bilger,

Vous publiez sur votre blog, que je fréquente régulièrement, car j’apprécie la qualité littéraire de vos billets, et la pertinence de certaines de vos analyses, même si, comme vous le savez,  je ne partage pas toujours les points de vue que vous exprimez, malgré votre talent.

Tous ceux qui, comme moi, vous lisent régulièrement, et depuis longtemps,  savent quelle a été votre détestation de Nicolas Sarkozy. Et aucun d’entre nous, n’ignore votre fidélité à François Hollande, dont vous aviez, ouvertement défendu la candidature.

Dans votre dernier billet, vous pourfendez le livre que Valérie T. a commis en guise de règlement pour solde de tout compte, après sa répudiation par celui qui semble avoir été, pour elle, un amour fou, mais pas totalement aveugle.

http://www.philippebilger.com/blog/2014/09/quel-g%C3%A2chis-que-ce-livre-je-ne-me-suis-pas-content%C3%A9-des-extraits-je-suis-all%C3%A9-au-bout-et-puis-je-dire-que-je-suis-%C3%A0.html

On comprend, à la fois, votre embarras et votre colère, Mr Bilger .

Votre "idole" est à terre et aux abois.

Je ne partage pas votre sévérité pour ce livre que j’ai essayé de lire, sans pouvoir, cependant, aller plus loin que la centième page….

Ce livre est un cri de douleur. Celui d’une femme meurtrie, certes, mais de surcroît trompée et répudiée face au monde entier, d’une femme confrontée au mensonge permanent, aux esquives, aux petites lâchetés quotidiennes d’un homme manifestement dépassé par sa fonction, mais qui, enfermé dans ce déni de réalité qui enferme d’ailleurs toute la gauche, refuse d’assumer ce qu’il est, ce qu’il fait, ou ne fait pas, et qui en reporte la responsabilité sur celle qui est à ses côtés, témoin silencieux de son échec, de sa chute, une chute qu’il essaie d’oublier dans les bras d’une autre…

C’est vrai qu’au bout d’un moment de lecture, on n’en peut plus, de gêne, de honte presque…

On se dit que c’est "ça" que des Français ont élu. Par pur esprit de revanche, par une sorte de haine entretenue savamment, scientifiquement presque par des médias, des Instituts de sondages, qui aujourd’hui essaient de faire bonne mine devant le désastre.
Un petit bonhomme, dans un costume trop grand pour lui.
Un petit bonhomme qui n’a rien compris à la France, et encore moins aux Français. Rien compris au monde qui l’entoure. Car pendant dix années d’opposition, il n’a rien fichu, rien travaillé, rien mûri en vue d’un vrai projet digne de la France.
Confiant dans sa "bonne étoile" il pensait sans doute qu’il serait Président, parce qu’il est meilleur que tous "les autres", plus intelligent que la moyenne des "Enarques", plus roué aussi. Il attendait que le pilonnage incessant contre celui qui focalisait tout son mépris fasse son oeuvre et l’abatte.
Alors "Lui, Président" arriverait, juste au moment qu’il fallait. En surfant sur la vague du rejet de "l’autre", avec un programme délirant de démagogie.
Elu Président, il n’a pas compris qu’au lendemain de son élection, il devenait le Président de tous les Français, en vertu des lois de la démocratie.
Il est resté le Premier secrétaire du Parti socialiste, et il n’est même pas devenu, après quelques mois, le Président de la gauche, toute la gauche.
Les mots les plus durs contre sa personne, je ne les ai pas trouvés dans le livre de Valérie T., mais dans celui de Madame Duflot : à force de jouer au plus malin avec tout le monde, y compris avec ceux qui l’ont élu, il n’est devenu "le Président de personne", alors qu’il a été élu pour être "le Président de tous les Français".

Il est déjà entré dans l’Histoire, en scooter, casqué, et il en sortira comme le Président des "Homosexuels à marier", des "récidivistes", "des impôts confiscatoires", du chômage et des déficits, de l’affaiblissement du rayonnement de la France, de l’échec tragique d’une Gauche qui s’est trompée de siècle.

Je ne sais M. Bilger, si vous faites partie des 14% de Français qui le soutiennent encore…

Il serait intéressant qu’avec le talent d’écriture que nous vous reconnaissons, vous nous disiez ce qui justifie, encore aujourd’hui,  votre fidélité au choix que vous avez fait en 2012.

Le Front National en questions…


Les résultats des derniers sondages affolent, autant la Gauche que la Droite. La perspective de devoir affronter Marine Lepen au second tour de l’élection présidentielle tétanise la "classe politique"….

La Gauche, après avoir, pendant des années, "joué avec le feu", en agitant pour "énerver" la Droite , des chiffons rouges qui, à chaque fois profitent au Front National, et après avoir, pendant un temps,  caressé l’idée de voir son candidat affronter Le Pen au second tour, en espérant actionner le "réflexe républicain"pour remporter l’élection, cette Gauche, héritière du machiavélisme mitterrandien, s’interroge, paniquée.

Car dans tous les cas de figure, son candidat serait battu au second tour par Marine Le Pen. La Gauche se sent donc prise à son propre piège.

La Droite, qui nous a habitués à traiter le Front National avec une sorte de dédain, refusant de placer Marine Le Pen au centre du jeu politique, est en train de prendre, à son tour, conscience du danger.

L’UMP, sur laquelle flotte un parfum de décomposition, éreintée par une impitoyable guerre des chefs, ne semble plus pouvoir jouer son rôle de rempart capable d’endiguer la vague protestataire qui porte le Front National.

Un dédain qui masque mal l’incapacité à répondre aux questions soulevées depuis des années par les Le Pen. Ces questions dont un Fabius disait autrefois qu’elles étaient "de bonnes questions", mais auxquelles, ni la Droite, ni la Gauche n’ont apporté de réponses crédibles.

Alors le "vieux chef", qui s’est tenu à l’écart du "tout à l’ego", à la fois brillant et digne, sort du bois, usé, meurtri par les accidents de parcours de sa longue carrière politique dans l’ombre d’un Chirac – qui portera aux yeux de l’Histoire la responsabilité de l’état pitoyable de la France, bien plus que Sarkozy -, héritier d’un roi fainéant qui a régné plus de dix ans, en faisant croire aux Français qu’il était "la Droite", alors qu’il n’a jamais été qu’un "rad-soc"habile et menteur  .

Ainsi, donc Juppé a décidé de partir en "croisade" contre le Front National.

Mais avec quelles armes ??? Avec quel discours ???

Sur le plan économique, comment parviendra-t-il à se démarquer de la nouvelle gauche "social-libérale" de Valls ???

En nous resservant la bouillie du "libéralisme-social"du "Centre-Droit" dont il se réclame, et dont Marine Le Pen n’aura aucun mal à démontrer qu’il a échoué et qu’il ne répond plus aux défis de la situation critique dans laquelle se trouve le pays ???

Tout en sachant, ici,  que les solutions proposées par le Front National, sur le plan économique, sont suicidaires.

Sur le plan sociétal, comment parviendra-t-il à convaincre un peuple français, qui désormais, – surtout grâce à internet – a les yeux grand ouverts sur le processus rampant d’islamisation de la France, qui avait largement débuté lorsque Chirac était au pouvoir ???

Qui ne se souvient que Chirac amateur de cultures exotiques, dont Juppé était le Premier Ministre, a été l’un de ceux qui se sont opposés, dans l’ex-futur projet de Constitution européenne, à la mention des racines judéo-chrétiennes de l’Europe et qui prétendait qu’il nous fallait "assumer" (???) nos racines musulmanes ???

IslamDans un livre paru récemment, Juppé était mentionné parmi les hommes politiques de Droite qui, pour des raisons électoralistes entretiennent des relations ambigües avec les organisations islamistes, en France. Cf: http://www.trouvetamosquee.fr/la-grande-mosquee-de-bordeaux/

MosquéesTous ces personnages, dont Juppé représente l’archétype, cherchent à se refaire une "identité politique".

Un réflexe un peu tardif.

Car la France ne tardera pas à connaître, avec l’Islam et son appendice djihadiste, de graves difficultés après tant d’années d’aveuglement, d’ambiguïtés, de mensonges ou de déni de réalités, des difficultés qui détourneront un peu plus les Français d’une classe politique qu’ils n’écoutent plus parce qu’ils savent maintenant qu’à Droite comme à Gauche "les promesses n’engagent que les couillons qui les écoutent"….

Ce sont ces années perdues, ces accumulations d’errements, de fuites en avant, d’illusions entretenues par une classe politique qui s’est déconsidérée elle-même, qui ont poussé le peuple vers les extrêmes, tant à Gauche qu’à Droite.

La Droite, comme la Gauche, a besoin d’un sévère "aggiornamento" idéologique pour retrouver son électorat. "C’est dans les vieilles marmites que l’on fait de la bonne soupe" disait ma grand-mère. Mais le problème c’est que les Français n’aiment plus cette soupe là, et ne veulent plus de cette cuisine….

Pour redresser la barre, il faut faire confiance à la voix du peuple et cesser de la traiter avec dédain : le "populisme" n’est rien moins que l’expression de la colère du peuple envers ses "zélites" dont il a compris qu’elles ne sont plus à la hauteur de la situation.

Le navire est dans la tempête, et ceux qui rament dans les soutes, cherchent un Capitaine qui sait lire la carte et qui ne "gouverne" pas à la godille.

Et pardessus tout, avant de larguer les amarres, ils veulent un Capitaine capable de remettre de l’ordre à bord. Un Capitaine capable de restaurer l’autorité de l’Etat tellement affaiblie au cours de ce quinquennat.

Car, pour l’heure, les Français qui ont cru élire en François Hollande, un Président, n’ont élu qu’une pâle copie du Premier Secrétaire du Parti Socialiste qu’il a été. On ne gouverne pas la France comme on dirige la Corrèze. En outre, et si les Français rejettent massivement Hollande, c’est parce qu’il n’a rien compris à la France d’aujourd’hui, rien compris au nouvel état du monde qui l’entoure, et rien compris à la Fonction Présidentielle: car, et avant tout, il n’a pas compris qu’au lendemain de son élection, il devenait le Président de tous les Français et pas seulement des "socialistes".

C’est pourquoi tous les Français, ou presque, le rejettent et vont même jusqu’à lui préférer Marine Le Pen !!!!