Algérie: la bière coule aussi dans les rivières !!!


bieres belges

Nous savions que les Algériens avaient soif d’espoir et de liberté. Pour apaiser cette soif, le Gouvernement algérien qui ne cessera jamais de nous surprendre, a décidé, en "noyant le poisson" du même coup, de faire en sorte que la bière coule à flots dans les rivières algériennes.

De quoi rendre les Belges fous de honte.

C’est en parcourant le quotidien algérien Le Soir, que, sidéré, j’ai découvert cet article insolite. Je cite:

"Pas moins de 198 conteneurs de bière, représentant quelque 12 millions de bouteilles, vont être déversés dans l’oued Soummam au cours de cette semaine.

Cette quantité d’alcool importée de Belgique en 2008 par une société spécialisée de l’import-export, basée dans l’Algérois, s’est avérée impropre à la consommation après analyses sanitaires. L’information nous été révélée par le P-dg du port de Béjaïa, avant de nous préciser que l’opération de destruction de cette marchandise devra obéir à plusieurs conditions, notamment celles liées à l’environnement, la santé et la sécurité publique. «La décision de la neutralisation de la marchandise en question a été requise, après plusieurs années de réflexion par la commission chargée de cette impressionnante action, jamais connue localement», selon Djelloul Achour, le premier responsable de l’enceinte portuaire de Béjaïa. L’opération consiste à vider, pièce par pièce, les 12 millions de bouteilles de bière en verre dans l’oued Soummam et autres rivières de la région de Béjaïa, par les employés réquisitionnés à cet effet, avant de récupérer tout l’emballage, qui sera ensuite vendu aux enchères publiques à l’effet de son recyclage.

Le même responsable nous a indiqué, par ailleurs, qu’une autre mesure d’anéantissement, presque similaire, a été décidée pour les 1 100 tonnes de sucre avarié, importé du Brésil depuis 2003 par un promoteur, qui encombre les hangars du port de Béjaïa depuis 10 ans. Ces quantités ont posé d’énormes problèmes de logistique, selon notre interlocuteur, aux gestionnaires du port, qui ont passé en revue une longue série de solutions, afin de liquider la marchandise en question. Le P-dg de l’EPB nous révélera que toutes les tentatives entreprises par ses services pour l’écoulement de cette matière avaient échoué. La neutralisation du sucre en question aura lieu dans la même enceinte portuaire et de façon sommaire, précise le P-dg, et ce, en mélangeant le sucre avarié avec des matériaux de construction, à savoir du gravier, du ciment et autres produits, afin d’éviter tout risque sanitaire.
Kamel Gaci"

http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2013/04/18/article.php?sid=147993&cid=4

Fin de citation.

Ainsi, donc, les femmes trouveront là, une raison de se retrouver, entre elles, plus souvent, à la rivière, pour échapper au regard inquisiteur des hommes, et pour "boire un demi" entre copines, en faisant un brin de conversation !!!

Quand aux Entrepreneurs du bâtiment, ils pourront continuer à "se sucrer"en toute quiétude, tout en "bétonnant" allègrement….

Décidément, on ne recule devant rien au pays de Boutef !!!! Si le ridicule devait tuer, il ne resterait plus grand monde à la tête de ce beau pays, gouverné, lui aussi, par des "nuls"….

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L’homme, l’enfant, et la Mer…


Il arrive que sur une plage déserte, le promeneur soit confronté à une image magique. Ce jour-là , le ciel était parcouru par quelques nuages attardés, qui semblaient s’être égarés du troupeau qui remontait vers le Nord.

Une brise légère frisait la surface de l’eau. La Méditerranée était dans l’un de ses bons jours: d’un bleu profond dont les nuances varient en fonction des caprices du soleil qui, de temps à autres, joue à cache-cache, au passage d’un nuage….

Les vagues venaient mourir sur la plage, en chuchotant de doux messages à ceux qui lui prêtent l’oreille, des messages qui viennent de très loin, un peu comme ceux que l’on trouve dans les bouteilles jetées à la mer.

Des messages qui viennent de ceux qui, depuis toujours, se sont aventurés "au-delà des mers", des histoires de marins, d’aventuriers, de pirates barbaresques et de naufrages….

La Méditerranée a tant de choses à raconter. Berceau de vieilles civilisations qui nous ont tout appris, forbans et capitaines l’ont sillonée depuis l’antiquité, hantés par cet horizon au-delà duquel, ils n’osaient s’aventurer avant l’invention de la boussole.

Mon regard s’est posé sur cet instant magique où un homme et son enfant, plantés là, les bras croisés, dans la même attitude, les pieds léchés par la mousse que crée le reflux des petites vagues.

Ils étaient là, silencieux, le regard fixe, face à cet horizon bleu, qui par temps clair paraît encore plus lointain….

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A quoi pouvaient-ils penser ???

J’imaginais alors l’Homme rêvant de fabuleux voyages, au-delà de la ligne d’ horizon, et s’interrogeant sur l’infini, sur son mystère, et sur ses promesses….

Et l’enfant ??? à quoi pouvait-il rêver, lui ???

Les rêves d’enfants sont insondables. Peut-être se contentait-il, en attendant de rêver à son tour de liberté, de savourer cet instant de bonheur tranquille partagé avec son père, et de contempler le mouvement des vagues en tentant d’imprimer dans sa mémoire déjà éveillée, le souvenir d’un moment de fugitive sérénité. 

J’imaginais le petit Homme encore fragile, mais confiant dans son destin, grâce à la protection affectueuse de son père. L’horizon et sa dimension infinie ne semblait pas le préoccuper: il regardait, souriant, en toute innocence, la mousse des vagues s’enrouler autour de se chevilles.

Comment, à cet instant de magie, ne pas songer au sublime poême de Charles Baudelaire:

’Les fleurs du mal’’(1857)

Homme libre, toujours tu chériras la mer !

La mer est ton miroir ; tu contemples ton âme

Dans le déroulement infini de sa lame 

Et ton esprit n’est pas un gouffre moins amer

Tu te plais à plonger au sein de ton image

Tu l’embrasses des yeux et des bras, et ton coeur

Se distrait quelquefois de sa propre rumeur

Au bruit de cette plainte indomptable et sauvage.

 Vous êtes tous les deux ténébreux et discrets

Homme, nul n’a sondé le fond de tes abîmes

 Ô mer, nul ne connaît tes richesses intimes

 Tant vous êtes jaloux de garder vos secrets !

etc….

    

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Les "petits" Suisses…et les autres….


…ne comprennent rien à la "grandeur de la France". Et encore moins à l’arrogance des cancres qui la gouvernent…

Un témoignage intéressant nous parvient, cité par la Presse suisse, à l’occasion de la visite d’une délégation de Sénateurs français à leurs homologues du Canton de Berne.

Un témoignage intéressant, dans la mesure où il donne un aperçu de la manière dont les pays voisins nous voient: ils nous tendent un miroir dans lequel nous n’osons plus nous regarder…

Car nous sommes gouvernés par des cancres qui haïssent les "Premiers de la Classe", dont ils se moquent, du fond de cette classe où ils sont confortablement installés, au dernier rang, tout près de la chaleur du radiateur….

Les Suisses ne sont pas les seuls à nous considérer comme des cancres. Les "petits Danois" également. Pour ceux qui lisent l’Anglais je conseille de parcourir cet inquiétant diagnostic, sur une France qui est en train de rejoindre les pays en déclin:http://www.piie.com/blogs/realtime/?p=3569.

 Cette étude, que le Peterson Institute de Washington vient de consacrer à la France est très critique. Son auteur, le danois Jacob Funk Kirkegaard, dénonce en effet sans ménagement la propension française au déni et au statu quo avec ses conséquences néfastes pour la gouvernance européenne et pour la survie même de l’Europe.

Suisse

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La "Diagonale du Flou"….


BOUTEFLIKA

Humour algérien

Le "Grand Méchant Flou" semble avoir contaminé les médias français, dont on savait déjà la propension à distiller, sélectionner, voire manipuler l’information en fonction de critères qui n’appartiennent qu’à eux. Ils nous ont habitués à nous saturer d’informations de peu d’intérêt, et à nous sevrer d’informations significatives…

La Presse algérienne s’en soucie. De même qu’elle se soucie de l’évolution de la santé du Président Bouteflika, qui, une fois de plus, n’a pas reculé devant le danger, en confiant sa santé précaire aux soins de l’hôpital français du Val de Grâce, où il est soigné par des médecins militaires de "l’Armée française tortionnaire"qu’il a combattu en Algérie.

Dans un article du quotidien algérien "El Watan", la question est évoquée. Avec prudence. Cf: http://www.elwatan.com//actualite/bouteflika-toujours-hospitalise-au-val-de-grace-09-05-2013-213072_109.php.

La complicité créée par l’arrivée de la Gauche au pouvoir, en France, entre les oligarques algériens et "le Président Normal 1er de la France", permet d’entretenir le secret autour de l’état de santé d’un "Boutef", dont les Algériens se demandent, avec anxiété, s’il est encore en état de postuler à un nouveau mandat.

Car, je cite "El Watan" :" si la maladie de Bouteflika est une énigme, le diagnostic du mal qui ronge le pays est, quant à lui, bien connu. Corruption, gabegie, abus de pouvoir, inégalités sociales, atteintes aux libertés sont autant de cellules malignes atteignant le pays en profondeur du fait d’une gestion chaotique et despotique des affaires publiques."

Mais la Gauche française, championne de la transparence, quand elle est dans l’opposition,possède dans le domaine de "l’enfumage" de l’opinion, des talents reconnus et une expérience au niveau le plus élevé, quand elle est au pouvoir….

Grâce à ce talent dans l’utilisation des "silences complices", Mitterrand avait pu cacher à la France entière, pendant toute la durée de son mandat, qu’il souffrait d’un cancer de la prostate qui a fini par avoir le dernier mot….

Il n’est pas une émission politique mettant en scène ceux qui nous gouvernent actuellement, ni une "conférence de presse", sans que l’on n’ait l’occasion de faire le constat de la maîtrise avec laquelle les "Nuls" qui nous gouvernent, savent répondre aux questions embarrassantes, en prenant "la tangente"…

Il suffit d’observer avec quel aplomb, notre "Grand Méchant Flou" évacue, actuellement, la question de la proximité du "vrai-faux" remaniement ministériel qui tarode la classe politique, en choisissant pour répondre, la trajectoire de "la Diagonale"….

PS: Pour ceux qui aiment lire, je signale l’excellent livre d’un auteur espagnol, qui traite, avec un talent d’écriture et de narrateur exceptionnel, un épisode de l’Histoire de la ville de Cadix, bombardée par les troupes de Napoléon 1er de sinistre mémoire pour le peuple espagnol. Ce livre s’intitule "Cadix ou La Diagonale du Fou"….

Diagonale

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L’Oued.


L'Oued

4 Mai 2013 – 4 Mai 1956.

Chaque année, à la même date, je me réveille, au lever du jour. Impossible de continuer à dormir. Les yeux mi-clos, la poitrine oppressée, je revois les images qui défilent dans ma mémoire. Des images semblables à celles gravées dans la mémoire de ceux qui ont vécu les heures tragiques d’une guerre qui aura marqué notre génération. 

Impossible d’empêcher le film de cette journée de se dérouler. J’ai beau chercher à me rendormir, en me tournant et en me retournant dans le lit, la tête enfouie sous l’oreiller.Mais les images reviennent sans cesse, obsédantes.

Aujourd’hui, j’ai décidé de raconter. Pour essayer de me libérer. Pour "exorciser". Pour tenter "d’effacer du disque dur"les images qui taraudent ma mémoire, depuis trois heures du matin….

Trois heures du matin. Le bordj de Bou Jaber,- sur la frontière algéro-tunisienne - où stationne la deuxième Compagnie du 25ème Bataillon de Chasseurs Alpins, est parcouru par le Sergent qui commande le poste de garde, et qui réveille tout le monde, sans ménagements.

"Tenue de combat"!!! Départ dans une demie-heure !!! Dit-il, en tambourinant contre ma porte.

Je saute, avec peine, dans mon treillis. Je boucle mon sac à dos, après avoir rajouté deux chargeurs de PM dans les poches extérieures. J’endosse mon harnachement de ceinturon et bretelles à cartouchières, et, juste avant de quitter ma "piaule" j’enfourne deux grenades dans les poches de ma veste de treillis. Une grenade offensive et une défensive.

J’entends le Lieutenant Toma crier "rassemblement"autour des GMC dont les moteurs tournent déjà. Je rejoins ma section, la deuxième section, et sans "faire l’appel", je vérifie que tout le monde est là.

Le Sergent d’Ordinaire distribue les boîtes de ration. Et en passant devant lui, nous trempons notre quart dans le bouteillon de café chaud, bienvenu par le froid glacial de cette nuit de printemps, dont le ciel étoilé et la pleine lune éclaire les visages que j’entrevois dans la lumière des phares des GMC.

A mon tour, je monte dans celui qui transportera ma Section. Comme d’habitude, je laisse mes chasseurs s’asseoir sur les bancs latéraux du camion, et je me laisse tomber, à l’arrière, parmi mes hommes, contre la cabine de conduite. J’aperçois, entre autres, dans l’ombre, Nardo, Nantet, Guigon, Gagnaire, Delorme qui sont là, ainsi qu’Andolfo, mon "éclaireur de pointe". 

Je laisse le confort de la place au côté du chauffeur, à mon copain Cossu: affalé, au fond du camion, mon sac-à-dos me servant d’appui, je vais pouvoir dormir pendant une partie du trajet. Ce sera toujours ça de pris…. 

Le convoi démarre: quatre GMC, un par Section, précédés de la Jeep, dans laquelle ont pris place le Lieutenant Toma qui commande la Compagnie, le Lieutenant de La Bigne, son adjoint, et deux chasseurs servant un Fusil-mitrailleur. 

Nous roulons, pendant deux heures ou plus. Je ne sais pas très bien car j’ai dormi. Je me suis réveillé seulement au moment où le convoi a traversé l’oued Mélègue. A cet instant, je comprends que nous sommes en Algérie,dans une zone réputée pour être dangereuse,car plusieurs "Katibas" ont franchi la frontière depuis quelques semaines: c’était le principal sujet de conversation, au mess, chaque jour qui a précédé "l’opération" en cours….

Les GMC roulent tous phares éteints. Lorsque notre convoi s’arrête, il prend place dans une longue file de véhicules chargés de soldats. Je comprends alors qu’il s’agit d’une "grosse opération": tout le bataillon est rassemblé, et j’apprendrai, un peu plus tard, que toute la Division, la 27ème DIA dont l’Etat Major est au Kef, est engagée dans cette "opération".

Le long convoi redémarre, et après une demie-heure de route, s’arrête en pleine campagne.

Nous mettons pied à terre. Le Sections se rassemblent et se forment dans le clair-obscur de la nuit qui s’achève. Le lieutenant Toma réunit les gradés pour expliquer le but de cette opération, et pour nous indiquer que nous faisons partie de la manoeuvre d’encerclement d’une Katiba. Le "contact" devrait se produire au lever du jour, après une marche d’approche d’environ deux heures.

Puis, en file indienne, nous démarrons, en "respectant nos distances". Il fait froid dans les montagnes de l’Ouenza. Le sol est rocailleux, encore humide de la rosée de la nuit. Il flotte dans l’air un parfum de pins qui se mélange à une odeur de thym  que répandent des touffes qui ponctuent le sol de taches sombres….Au loin, nous apercevons les lumières de la ville minière de Ouenza. Je me dis que là-bas, des gens dorment encore, dans leur lit douillet…

Après environ une heure et demie de marche, sur un sentier pentu, nous arrivons à l’entrée d’une gorge de couleur ocre jaune, où coule un filet d’eau, dans le lit d’un oued bordé de maigres pins, où des bouquets de lauriers roses apportent une note de couleur dans un environnement austère, et menaçant, en raison de la végétation et des éboulis de roches qui sont autant de caches propices aux embuscades….

Nous faisons une halte. Une fois de plus, je compte mes hommes. Tout le monde est là. J’entends Gantin qui discute avec Nardo, et sa grosse voix qui porte dans le silence. Je leur demande de se taire. Râleurs, ils s’exécutent….

Cossu s’approche de moi: il a récupéré dans sa gourde, un reste de café, et il m’en offre quelques gorgées avec deux biscuits prélevés sur sa boite de ration.

Le Lieutenant Toma et de La Bigne s’approchent à leur tour. Toma nous donne ses instructions: ma Section avec de La Bigne ratissera le fond de l’Oued, pendant que les deux autres sections progresseront le long des falaises, et inspecteront les grottes cachées derrière les éboulis.

Une dernière gorgée de café et ma Section, en formation de tirailleurs, s’engage dans l’oued. En ligne, mes chasseurs progressent avec la prudence de ceux qui ont déjà l’expérience du feu, en respectant, entre eux, les distances règlementaires…

Je me porte en tête de la Section, précédé par Andolfo, notre "éclaireur de pointe" . Le Lieutenant de La Bigne, est sur ma droite, à moins d’une dizaine de mètres de moi. 

Andolfo est un garçon attachant, car toujours plein d’humour, courageux, dur à la peine, infatigable, un regard perçant de montagnard, qui a déjà affronté le danger, notamment au cours des durs "accrochages" du 24 Mars et du 27 Avril 1956, au cours desquels il s’est révélé un éclaireur efficace, en repérant très tôt ceux qui nous prenaient pour cible.

Le jour s’est levé. Les premiers rayons du soleil passent au-dessus des falaises et viennent baigner les touffes de lauriers roses, en restituant l’éclat insolite de leur couleur. Mais nous ne sommes pas là pour admirer la nature. D’autant qu’il règne, dans cet oued, un silence angoissant. 

De temps à autres, des pierres qui se sont détachées sous les pas de la section qui progresse sur le bord des falaises, roulent en faisant un bruit sonore qui nous fait sursauter.

Soudain, Andolfo s’arrête. Il se tourne vers moi et sans un mot me montre le sol. Dans la terre humide, il y a des traces de pas. Des traces qui ne laissent aucun doute. Car nous avons appris à relever les traces de "Pataugas", la chaussure que portent ceux qui viennent de Tunisie, et qui sont mieux équipés que "les combattants de l’intérieur"….

D’un signe j’alerte de La Bigne qui, à son tour examine les traces. Nous partageons la même conclusion. "Ils" sont probablement une dizaine…..Et "ils"ne doivent pas être très loin, car ces traces sont toutes fraîches.

Nous continuons notre progression, en redoublant d’attention. Un merle me fait sursauter, en s’envolant d’un buisson, poussant un cri d’alerte.

Au même moment des coups de feu partent de la falaise où progresse l’autre Section. Je fais signe à la Section d’arrêter sa progression et je m’abrite derrière un bouquet de lauriers, pendant qu’Andolfo s’agenouille pour analyser la situation . Il me fait  signe de m’approcher en me montrant du doigt, un buisson à une trentaine de mètres. Prudemment, j’avance pour le rejoindre. Il me fait un clin d’oeil : c’est la dernière image que j’ai conservée de lui, vivant.

Mais alors que je ne suis plus qu’ à quelques mètres de lui un autre coup de feu claque à mes oreilles. Puis un autre encore. Je sais reconnaître le claquement d’une balle qui ne m’est pas destinée. J’entends derrière moi, un cri : un de mes chasseurs a probablement été touché.

Puis soudain, tout s’accélère. J’entends, autour de moi, le feulement des balles qui, elles, me sont destinées. Je hurle à Andolfo qui est à un mètre devant moi: "Couches-toi" !!! Trop tard. Andolfo tombe, les jambes croisées, en criant "Maman"!!! Jamais je n’oublierai ce cri.

Andolfo avait bien repéré le buisson d’où partent les tirs. Trop tard pour lui. Ce sont des tirs de "Beretta", un fusil de marque italienne. Le buisson est à une vingtaine de mètres de moi. Profitant d’une légère déclinaison du terrain, je bondis: la terre se soulève par rafales autour de moi. Il y a donc aussi une arme automatique qui m’ a pris pour cible.

Sans réfléchir, je m’approche à une dizaine de mètres du buisson d’où semblent partir les tirs, entre deux rafales. 

C’est "eux" ou moi.

Je balance ma grenade offensive dont la détonation résonne entre les falaises de l’oued.  Puis, je m’applatis le nez contre le sol humide. Un court silence, puis une nouvelle rafale part du buisson: j’entends des cris et un "Allah Ou Akbar" dans le buisson.

 En me soulevant légèrement, je balance ma grenade défensive, qui explose dans un vacarme assourdissant, et sans attendre j’ouvre le feu en vidant mon chargeur de PM. Quelques secondes s’écoulent, dans un grand silence. Puis de toutes parts des tirs reprennent: je ne sais plus si ce nos "nos" hommes qui tirent, ou si ce sont "les autres".

Je vide un second chargeur sur le buisson, et hurle cessez-le-feu !!!! Plus rien ne bouge dans le buisson. Un lourd silence s’abat sur l’oued.

 Je me porte vers Andolfo: son coeur ne bat plus. La main que j’ai tendue vers sa poitrine pour savoir s’il avait encore un souffle de vie est pleine de sang. Je lui ferme les yeux.

A quelques mètres de là de La Bigne m’appelle. Il est touché à la cuisse et pisse le sang, je lui applique un garrot. Toma qui a dévalé la falaise accourt avec un groupe de chasseurs.

Je ne suis même pas encore allé voir combien étaient ceux qui étaient embusqués derrière ce maudit buisson. Très vite l’hélicoptère alerté par Toma arrive dans un vacarme assourdissant et soulevant un énorme nuage de poussière.

Avec Toma nous plaçons la dépouille d’ Andolfo sur le support qui sera fixé au flanc de l’hélicoptère. De La Bigne, livide, me regarde et me dit merci. "Sans toi, "ils" m’auraient achevé au sol". Avant d’être placé sur le support de l’hélicoptère, il me remet en geste d’amitié, son poignard de commando.

Je regarde l’hélicoptère prendre son vol en sanglotant nerveusement, comme pour évacuer toute la charge émotionnelle de ces quelques instants tragiques. J’ai soudain pris conscience qu’Andolfo était mort à ma place.

C’était un 4 Mai. Dans quelques jours j’aurai 23 ans. Je n’étais donc qu’un gamin. Depuis, j’ai considéré, que tous les jours que j’ai vécu , je les dois à Andolfo. Je lui voue une reconnaissance sans borne. 

Trois jours plus tard, Andolfo sera enterré au cimetière du Kef. Je dirigerai le peloton chargé de lui rendre les honneurs.

A partir de ce jour, je n’ai jamais pu entendre la sonnerie "Aux Morts" sans être parcouru par un terrible frisson. 

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"Les illusions perdues".*


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Les Français ont "tout compris".

Ils savent tout maintenant , – malgré le silence de leurs représentants politiques, enfermés depuis trop longtemps dans leur posture de "déni", qui recouvre la dure réalité devant laquelle se trouve le Pays -, ils savent, en effet, que les efforts à faire pour espérer un redressement sont immenses.

Ils ne croient plus au "Socialisme Scientifique", et encore moins au "Socialisme Utopique"….

La recherche de "boucs émissaires" qui semble être l’échappatoire choisie par les Socialistes pour enfumer le peuple Français ne les mènera nulle part. Après avoir tenté de faire croire que la situation du pays, "c’était la faute à Sarkozy", puis "la faute à Bruxelles", puis "la faute à Merkel", il vont être contraints d’admettre une évidence: l’Allemagne ne lâchera rien.

Le commissaire européen à l’Énergie, l’Allemand Günther Oettinger, appelle Paris à passer à la vitesse supérieure. "Ma position est : nous sommes prêts à accepter le déficit public de 2013 seulement si des réformes structurelles sont mises en oeuvre. Des réformes du marché du travail, un temps de travail allongé, un plafonnement de la croissance des retraites, des suppressions de postes dans le secteur public".

Mais, selon l’hebdomadaire "Le Point", le parti conservateur d’Angela Merkel a réagi plus durement encore, en épinglant le gouvernement de Jean-Marc Ayrault. "Le gouvernement de gauche français ne peut détourner l’attention du fait que la France a besoin de réformes structurelles profondes", a déclaré Andreas Schockenhoff, vice-président du groupe parlementaire CDU/CSU, dans un communiqué. "Les attaques infondées de responsables socialistes français de haut rang contre la chancelière sont inhabituelles et inappropriées pour la relation franco-allemande", a jugé Schockenhoff, qui préside le groupe d’amitié franco-allemande au Bundestag. "Elles montrent avant tout le désespoir dans lequel se trouvent les socialistes français du fait que, même un an après leur arrivée au pouvoir, ils ne trouvent aucune réponse convaincante aux problèmes financiers et économiques de leur pays", a-t-il ajouté.

C’est clair.

Le "Grand Méchant Flou" l’a bien compris.

Il use de tout son talent et de toute sa maîtrise du double langage, pour tenter de rassurer la Gauche de sa Gauche, et pour séduire en même temps les Investisseurs et les Chefs d’Entreprises, afin de calmer le jeu, après les avoir "stigmatisés" comme jamais.

Car le chômage ne baissera pas sans un retour de la confiance dans les Entreprises : pour investir et recruter, il faut un minimum de confiance dans l’avenir. Les investisseurs – désignés à la vindicte populaire sous le nom de "la Finance" - ont horreur des menaces et encore plus de l’incertitude.

Pour sortir du "flou", et d’une ambiguité qui ne trompe plus personne, Hollande va devoir assumer une politique "sociale-libérale", et affronter la colère du Front de Gauche, qui ne ratera plus une seule occasion de lui rappeler le fameux "Qui t’a fait Roi ???"….

MELANCHON

L’avenir de la France s’assombrit, car aux difficultés économiques trop longtemps contournées, vont s’ajouter celles d’une transformation du paysage politique.

En effet, si l’orientation "sociale-libérale" de Hollande ne donne pas de résultats, ce sera le drame.

Car l’alternance "libérale-sociale"que semble vouloir incarner l’opposition,  par la voix des "Quadras" de l’UMP risque de ne pas convaincre les Français qui savent que c’est cette politique-là, peu courageuse et peu réaliste, qui a conduit la Droite à l’échec: le recul devant l’abrogation de la Loi sur les 35 heures en est le symbôle.

Le discours selon lequel "social-libéral" et "libéral-social", c’est la même chose, va faire les beaux jours de ceux qui mettent dans un même sac "l’UMPS"….

La désillusion des Français risque fort de s’exprimer dans un vote contestataire massif, dès les prochaines élections municipales, qui ouvriront un boulevard aux Partis contestataires….

Nous ne sommes donc pas encore "sortis de l’auberge".

*"Les Illusions perdues" est un roman de Balzac, publié en trois parties entre 1837 et 1843 : Les Deux poètes, Un grand homme de province à Paris et Ève et David. Dédié à Victor Hugo, il fait partie du vaste ensemble des Études de mœurs et, plus précisément, des Scènes de la vie de province, Balzac le considérant comme une œuvre capitale dans l’œuvre et comme une histoire pleine de vérité.

Inspiré à Balzac par son expérience d’imprimeur, il raconte l’échec de Lucien de Rubempré, jeune provincial épris de gloire. Le parcours malheureux et nourri d’impardonnables faiblesses du « grand homme de province » alternativement héros et antihéros, est sans cesse aggravé par les contrepoints de deux cercles vertueux : la famille de Lucien et le Cénacle des "vrais grands hommes".

Les « illusions perdues » sont celles de Lucien face au monde littéraire et à son avenir, mais aussi celles de sa famille envers ses capacités et ses qualités humaines.

C’est un des plus longs romans de la Comédie humaine d’Honoré de Balzac. Pour beaucoup, dont Marcel Proust, ce livre est aussi le meilleur de Balzac.

A lire ou à relire. Car rien ne vaut un bon Balzac pour comprendre et interpréter les convulsions de notre société contemporaine…..

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Le "Mur des Nuls".


Le masque du Syndicat de la Magistrature, représentatif d’une tendance gauchiste, hélas trop présente dans le personnel de notre "sytème judiciaire" pour avoir échappé au grand public souvent révolté par des décisions de Justice considérées comme laxistes à l’égard des auteurs de crimes, et trop souvent indifférentes à la douleur des victimes, vient de tomber.

Le "Mur des Cons" affiche, dans les locaux de ce Syndicat, une liste de noms accompagnée de portraits, probablement non exhaustive puisque sont affichées également des incitations à "enrichir" cette liste en vérifiant notamment que les noms à ajouter ne figurent pas déjà dans la liste exposée. Cette liste est celle de ceux contre lesquels ce Syndicat entretient un "préjugé",en raison de leurs opinions ou de positions adoptées publiquement, positions qui déplaisent a ces "juges intègres"….

"Avoir un préjugé" signifie "avoir un jugement sur la personne avant même que son cas ait été instruit et jugé selon la Loi".

Cette attitude, indigne de Magistrats censés avoir une éthique professionnelle, et des valeurs morales qui les prémunissent contre tout préjugé et contre toute prise de position susceptible de mettre en doute leur impartialité, en dit long sur l’état de délabrement de notre système judiciaire.

Car les "détenteurs de la Parole Sacrée"ont beau se trémousser depuis plusieurs jours devant les caméras de nos télévisions pour tenter de minimiser la portée de cette "révélation", en nous expliquant qu’il s’agit de "plaisanteries de potaches", et qu’après tout ce Syndicat ne représente que le tiers des effectifs de la Magistrature, cela ne nous rassure pas.

Car savoir que l’on peut être "jugé" par des potaches, et que cela peut se produire dans un cas sur trois, si par malheur on devait avoir affaire à la Justice, cela donne froid dans le dos.

Il faut croire que "les Juges potaches" ne sont pas isolés dans le paysage politique français, puisque le Syndicat des Journalistes vient d’apporter son soutien à celui de la Magistrature. Les Français n’en seront pas surpris….

Il faudra bien qu’un jour, si la Droite devait revenir au pouvoir, elle se penche sur le degré de "noyautage" de notre Administration, et entre autres, sur celle de la Justice, de même que sur la pénétration du monde médiatique, par des "groupuscules" dont on ne parle jamais.

Les "groupuscules d’Extrême Gauche", font sans doute moins de bruit que ceux de l’extrême Droite, et pour cause: leurs membres sont formés dans des "cellules" discrètes, qui opèrent en marge de celles de la République, où l’on transmet les enseignements de Lénine, et surtout ceux de Trotsky, fondés sur l’apprentissage de méthodes dialectiques et sur la pratique de"l’entrisme", vocable élégant pour dissimuler celui de "noyautage".

J’ai souvent évoqué ce sujet, sur ce blog : un sujet sur lequel les médias traditionnels sont étonnamment discrets. Car ce sujet sulfureux pourrait devenir un "marronnier" pour les médias, au même titre que les sujets sur l’Extrême Droite , ou sur l’Opus Dei, ou la Franc-Maçonnerie en France.

 Pour ceux qui s’intéressent à l’Histoire des idées, et qui ne savent rien du personnage de Trotsky et du trotskisme en France, je conseille la lecture de la remarquable communication de l’historien Marc Lazar devant l’Accadémie des Sciences Morales et Politiques, que l’on trouvera sur ce site :

http://www.canalacademie.com/ida125-Trotsky-les-Trotskistes-et-la-France.html

Ces "groupuscules", peuplés de nostalgiques de la "Révolution" de Mai 68, prolifèrent au "Front de Gauche" cher à Mélenchon, lui-même ancien trotskyste, et dans certains de nos Syndicats, dont celui de la Magistrature.

Leur présence rend puéril le rêve de tout ceux qui voudraient voir naître en France un "syndicalisme à l’Allemande", c’est à dire un syndicalisme constructif et "gestionnaire"…..

On cultive dans ces "groupuscules", l’idée que la véritable "révolution prolétarienne" nécessite de mettre à bas les Institutions de notre République, pour les remplacer par celles de "leur République", dont nul ne sait, et sans doute pas la plupart d’entre eux, quels seraient les grands principes et les valeurs….Et pour mettre à bas nos Institutions, il faut en saper les fondements, de l’intérieur.

Il suffit d’entendre la petite musique du discours de ceux qui rêvent d’une VIème République, dont personne n’a encore jamais vu l’ombre d’un projet de Constitution…..

En attendant l’avènement de ce projet puéril, des Magistrats tout aussi  puérils dressent des listes: celles de ceux qu’il faudra abattre pour "déblayer le chemin"….

Pendant ce temps, la France, gouvernée par des Nuls, ne sait plus où elle va, puisque ceux qui la gouvernent ont perdu leur boussole.

François Hollande, ce "Président Normal" dont les électeurs ont pourvu la France, nous mène droit dans "le Mur".

Je suggère ici, que la Droite, par symétrie avec le "Mur des Cons", publie un "Mur des Nuls", où figureraient les physionomies des "Nuls" qui nous gouvernent, et celles de tous ceux qui constituent une menace pour la République, et accessoirement, pour nos libertés….

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Statistiques d’activité de "Tempus Fugit".


Statistiques communiquées par WordPress, concernant le nombre et l’origine géographique des consultations de ce blog.

Top des Visites par Pays pour 7 jours précédant 2013-04-27 (résumé)

Country Views
France FlagFrance 680
United States FlagUnited States 31
Spain FlagSpain 25
Réunion FlagRéunion 21
Belgium FlagBelgium 18
Morocco FlagMorocco 15
Canada FlagCanada 15
Algeria FlagAlgeria 14
Tunisia FlagTunisia 11
Martinique FlagMartinique 7
Croatia FlagCroatia 5
Lebanon FlagLebanon 5
United Kingdom FlagUnited Kingdom 5
Italy FlagItaly 4
Gabon FlagGabon 3
Greece FlagGreece 3
French Polynesia FlagFrench Polynesia 2
Togo FlagTogo 2
Germany FlagGermany 2
Czech Republic FlagCzech Republic 2
Qatar FlagQatar 2
Thailand FlagThailand 2
Switzerland FlagSwitzerland 1
Burkina Faso FlagBurkina Faso 1
Korea, Republic of FlagRepublic of Korea 1
Turkey FlagTurkey 1
Taiwan, Province of China FlagTaiwan 1
Niger FlagNiger 1
Austria FlagAustria 1
Viet Nam FlagViet Nam 1
Indonesia FlagIndonesia 1
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Hollande : le temps de la méditation.


Hollande, surpris, en pleine méditation, par les paparazzi.

Est-il en train de méditer sur la profondeur des égouts de Paris ??? Ou est-il en train de se dire qu’il n’est pas " à côté de la plaque", mais "devant".

Un pas de plus et il est "dans la merde".

Hollande et l'égout

Valoche est inquiète. Car à force de méditer, à chaque instant et partout, il sombre dans une inquiétante léthargie.

Ici, méditant, en présence de "Sa Majesté" le Roi du Maroc, après un "Couscouss Royal"…

Hollande endormi

On a envie de lui dire: "Hollande réveille-toi !!! Tu ronfles et le feu couve…!!!

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A Monsieur Philippe Bilger.


Cons

L’affaire du "Mur des Cons", fait grand bruit dans le microcosme. Et pourtant, elle ne fait que confirmer ce que nous savions sur l’existence, en France, d’une Justice de Gauche et d’une Justice de Droite….

Cette "affaire" jette une ombre sinistre sur le fonctionnement de notre système judiciaire. En effet, on peut imaginer l’angoisse d’un patron victime, au pénal, d’une plainte plus ou moins fondée, pour "entrave au Comité d’Entreprise" et qui passe, en jugement entre les fourches d’un "Juge de Gauche"….

Elle a inspiré à l’ancien Magistrat Philippe Bilger, un billet sur son blog, que j’ai commenté dans ces termes:

http://www.philippebilger.com/blog/2013/04/les-cons-du-mur.html

Monsieur Bilger, nous vous estimons trop pour vous ranger parmi "les Nuls". 
Le point de vue atypique que vous exprimez sur ce blog, et ailleurs, sur d’autres médias, témoigne d’une saine conception de la démocratie.
Nous sommes quelques-uns, qui, sans toujours en approuver tous les arguments, apprécient la liberté et l’indépendance de vos opinions ainsi que leur refus d’un sectarisme destructeur.
L’indépendance, celle de la Justice pour laquelle vous vous battez est une juste cause.
Mais comme je me suis permis de l’écrire dans des commentaires sur certains de vos précédents articles, cette "indépendance", nécessaire, ne peut pas se concevoir sans qu’aux yeux des citoyens, la Justice, comme ceux qui sont chargés de l’administrer, soit exempte de tout soupçon de partialité.
Le "mur des cons" apporte une preuve, parmi tant d’autres, qu’il existe trop de magistrats qui, imprégnés d’idéologie, jugent en fonction de leurs options personnelles, et non en fonction d’une équité indissociable de la notion de Justice.
On imagine le vacarme qu’aurait produit la découverte d’un "mur des cons", dans les locaux d’un syndicat "marqué" à droite !!!!
Certes, ceux qui disposent du Ministère de la Parole Sacrée vont s’efforcer d’en minimiser le symbole.
Il est inconcevable, cependant, pour un citoyen républicain, que l’on puisse être jugé par des "juges de droite" ou des "juges de gauche".
Il est inconcevable que la Justice soit rendue, dans une saine République, au nom du "peuple de droite" ou au nom du "peuple de gauche".
Les magistrats, s’ils veulent conserver la confiance et l’estime des citoyens, doivent faire le ménage dans leurs rangs, et veiller à ce qu’un syndicat, certes minoritaire, mais qui ne rate pas une occasion d’occuper les devants de la scène dans les médias officiel, et de se dresser sur les ergots des donneurs de leçons, cesse de véhiculer une image désastreuse du "système judiciaire".
A défaut, la confiance envers notre système judiciaire sera gravement entamée. Cela contribuera à entamer un peu plus le crédit des Institutions sur lesquelles repose l’équilibre de notre société.

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