Tempus Fugit….

9 novembre 2009

Primaires à Gauche…

Classé dans : Actualité, Humour — Mots-clefs : — berdepas @ 11:15

Selon François Hollande, dans une déclaration au figaro.fr:

«Les primaires ne sont pas un concours de beauté»

Figaro du 09/11/2009 | Mise à jour : 19:42 //

François Hollande, ancien Premier secrétaire du PS, député et président du conseil général de la Corrèze était l’invité lundi de la 300e édition du Talk Orange-Le Figaro. Il a estimé que «2012 doit être une élection où l’on ne ment pas».

                

           On peut en déduire que François Hollande a toutes ses chances….

Bakchich et Cie….

Classé dans : Actualité, Caustique — Mots-clefs : — berdepas @ 9:11

Selon RTLinfo.be,

Le site satirique bakchich.info placé en redressement judiciaire.

                         Le site satirique bakchich.info placé en redressement judiciaire
Parallèlement, le site satirique bakchich.info mise sur le lancement d’un hebdomadaire le 23 septembre pour faire face à la chute de ses recettes publicitaires. “Si le projet ne marche pas, on va déposer le bilan”, explique son patron Nicolas Beau.

Le site satirique avait lancé en septembre un hebdomadaire papier pour tenter de sauver le groupe. Le premier numéro a été écoulé à 30.000 exemplaires, largement au-dessus de l’objectif de 25.000 fixé par la société. Mais les quatre numéros suivants ne se sont vendus qu’à 12.000 exemplaires chacun, creusant le déficit de bakchich à 100.000 euros.

M. Beau se montre néanmoins optimiste sur le redressement de la société, fort des 14.000 exemplaires vendus pour le dernier numéro. “A 16.000 ou 18.000 on sera à l’équilibre”, dit-il.

Il a également fait valoir le nouveau contrat signé avec la régie publicitaire de Lagardère pour le site internet, dont les visites ont augmenté de 20% depuis début septembre.

Il compte aussi sur les aides à la presse en ligne qui doivent être attribuées par le gouvernement dans le cadre des Etats généraux de la presse. La société emploie 13 salariés en CDI.

“Paradoxalement nous n’avons jamais été dans une situation aussi prometteuse”, a estimé M. Beau.

Aprés cela, il se trouvera bien encore quelques journaleux sourcilleux sur le respect de leur indépendance, pour se lamenter sur les menaces que fait peser le Pouvoir sur la liberté de la Presse….

Cela ne les empêche pas d’accepter de temps à autres, quelques petits bakchichs émanant du Pouvoir ou de ses proches.

Ces mêmes journaleux feraient bien de suivre des cours du soir sur la Gestion des Entreprises…..

 

Le Mur du çon….

Classé dans : Actualité — berdepas @ 8:41

Selon “lemonde.fr” de ce soir, reprenant une page de blog :

http://decodeurs.blog.lemonde.fr/2009/11/09/sarkozy-etait-il-a-berlin-le-9-novembre-1989/

Nicolas Sarkozy n’était pas à Berlin le 9 novembre 1989

Contrairement à ce qu’il a déclaré sur Facebook, le chef de l’Etat s’est bien rendu à Berlin… mais le 16 novembre 1989.

Ah bon ??? C’est un peu con, non ???

 Ce n’est donc pas lui qui, le 9 Novembre 1989, a fait tomber le mur, avec son petit marteau ??? Quelle décéption !!!

Si “le Monde” le dit, alors…..

Capture écran de la page Facebook de Nicolas Sarkozy.

…..Il n’entrera donc pas dans la Légende !!! Il est arrivé trop tard et a raté un train : l’Histoire ne pardonne pas à ceux qui ne savent pas prendre le train en marche.

Mitterrand savait tout cela, lui qui avait choisi de prendre le train suivant……pour aller embrasser (pas sur la bouche!!!) le Dictateur Communiste qui lui, avait choisi de regarder passer les trains en direction des goulags….

Discrimination…..

Classé dans : Actualité — Mots-clefs : — berdepas @ 5:20

Lu dans le Figaro de ce jour:http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/11/09/01011-20091109FILWWW00570-sondage-un-europeen-sur-6-discrimine.php

Sondage: Un Européen sur 6 discriminé.

AFP 09/11/2009 | Mise à jour : 16:03 // // |
Un Européen sur six déclare avoir été personnellement victime de discriminations durant l’année écoulée, en premier lieu à propos de son âge dans le contexte de la crise économique, relève un sondage Eurobaromètre présenté aujourd’hui.”La discrimination reste un problème en Europe et la perception qu’en ont les citoyens demeure largement inchangée par rapport à l’année dernière”, a commenté le commissaire européen à l’Egalité des chances, Vladimir Spidla.

L’âge a été à l’origine d’un cas de discrimination pour 6% des Européens, le sexe pour 3%, l’origine ethnique pour 2%, le handicap pour 2%, la religion pour 1% et l’orientation sexuelles pour 1%.

Une preuve supplémentaire du fait que ce ne sont pas ceux qui crient le plus fort qui sont le plus souvent victimes de discrimination.

                  halde.1251627000.jpg

                             Du boulot pour la Halde, en perspective !!!

8 novembre 2009

A lire sans modération.

Classé dans : Bonnes lectures, Société — Mots-clefs : — berdepas @ 10:24

Les islamistes, Djemila Benhabib les connaît bien et elle a toutes les raisons de s’en méfier.

 En Algérie, où elle a vécu, elle les a vus envahir l’espace public, en tirant parti des défaillances de l’État et en pratiquant la terreur, elle les a vus imposer leur programme politique et infliger aux femmes des brimades quotidiennes en vue de leur imposer leur tyrannique conception des rapports homme/femme.

En France, où sa famille a trouvé refuge, elle les a vus exercer des pressions insoutenables auprès des populations maghrébines pour les garder en dehors de la société d’accueil.

 Au Québec, elle les voit réclamer des passe-droits et des privilèges, en invoquant la Charte des droits et la liberté de religion en vigueur au Canada. C’est leur stratégie éprouvée qu’elle expose ici et qu’elle dénonce, dans un témoignage solidement documenté, et qui s’appuie sur une douloureuse expérience personnelle.

Ma vie à contre-Coran est le résultat du travail de sociologue et le reflet du vécu de Djemila Benhabib.

Née en Ukraine et élevée en Algérie, dans une famille de scientifiques la jeune Djemila s’enflamme très vite pour des valeurs telles que la liberté de conscience, la liberté religieuse, les droits de la femme et les droits de l’Homme.

Mais pendant la décennie noire de 1990, son pays connaît une islamisation qui force la famille Benhabib à l’exil, vers la France, pour échapper à la mort promise par le Front islamique du salut (FIS). Djemila finira par partir seule vers le Québec, où elle vit depuis.

Le processus d’islamisation à travers l’expérience de l’Algérie.

Comment les islamistes intégristes peuvent prendre en otage un pays, imposer de nouveaux codes de vie, et instaurer une véritable terreur? 

Par quelle stratégie ces mêmes groupes, dans les sociétés occidentales, développent leur influence et réussissent à contrôler les populations immigrées, de manière à créer une société dans la société qui n’obéit plus qu’à ses propres règles, celles de la Charia?

Djemila Benhabib sait tout cela sur le bout des doigts, elle l’a vécu, en direct, au fur et à mesure de la dégradation de la situation, en Algérie.

Lisez “ Ma vie à contre-Coran “. A travers l’expérience personnelle de son auteur, vous serez édifiés sur les dangers que fait courir le processus d’islamisation rampante de nos sociétés occidentales, et sur l’histoire de son emprise sur l’Algérie.

                     Ma vie à contre Coran - DJEMILA BENHABIB

Petit résumé.

 La famille Benhabib qui vit à Oran, quitte l’Algérie en 1994, pour survivre, à cause des menaces de mort du FIS.

Mais arrivés en France, là où ils devaient être loin de tout fondamentalisme religieux et à l’abri, ils voient le spectre de l’islamisme politique s’insinuer dans les familles immigrées et dans la société.

Ecoeurée et révoltée par ce qu’elle voit autour d’elle, Djemila part alors au Québec seule, un éloignement qu’elle vit dans un premier temps, comme une libération . Puis, au fil des années, elle constate dans son nouveau pays d’adoption le même processus que celui qu’elle avait constaté en France. Les “Accommodements Raisonnables”, une sorte de Charte du “vivre ensemble” au Québec sont insensiblement détournés de leur but. L’Islamisme infiltre toutes les ouvertures de la Charte pour avancer ses revendications culturelles et religieuses.

 Elle découvre les ambitions politiques d’un islamisme conquérant .

 Pour elle, le religieux appartient à la sphère privée. La société n’a pas besoin d’endosser les choix confessionnels de chacun. Elle estime que la commission Bouchard-Taylor chargée de défricher ce terrain difficile, aurait dû favoriser un débat sur la place de la religion dans l’espace public, et ce débat a été escamoté. 

 Pour elle, ce qui est intolérable aujourd’hui, au Canada, c’est que dans des caves à Montréal ou à Toronto, des imams déversent leur haine du monde occidental et appellent à la violence et embrigadent les jeunes.

Lire ce livre c’est écouter la voix d’une femme qui n’a pas peur de se dresser contre «les fous d’Allah», comme elle les appelle, malgré tous les risques et au nom des valeurs fondamentales que sont l’égalité homme-femme, la liberté d’expression, la laïcité, ces valeurs que tout Républicain sincère devrait défendre sans répit.

 Une véritable leçon de tolérance et d’engagement qui met en garde contre tous les fondamentalismes, mais aussi contre les idées répandues avec légerté par quelques “beaux esprits”.

 

Symboles et tolérance.

Classé dans : Actualité — Mots-clefs : — berdepas @ 1:30

Lu dans lemonde.fr de ce jour:

Les italiens veulent conserver le crucifix à l’école

LEMONDE.FR avec AFP | 08.11.09 | 12h07  •  Mis à jour le 08.11.09 | 12h07

Dans des proportions qui dépassent largement  la proportion des Italiens catholiques pratiquants, nos voisins transalpins rejettent massivement la décision de la Cour de Justice Européenne de supprimer les crucifix dans les écoles.
“En Italie environ 84 % des personnes sont favorables à la présence du crucifix dans les écoles, indique dimanche un sondage réalisé cinq jours après la décision de la Cour européenne des droits de l’Homme de l’interdire dans les établissements scolaires de la péninsule. A la question : “le crucifix doit-il être exposé dans les classes ?”, 84 % des personnes interrogées répondent oui, 14 % non et 2 % se déclarent sans opinion, selon ce sondage publié dans le principal quotidien, le Corriere della Sera.”
Selon le même article:
“Selon le politologue, Renato Mannheimer, le groupe le plus important en Italie semble être composé de personnes considérant le crucifix “essentiellement comme un symbole rappelant les traditions culturelles et sociales” du pays sans nier “la signification religieuse de la croix”.
Il y a cinq jours, la Cour de Strasbourg a jugé la présence de crucifix contraire au droit des parents d’éduquer leurs enfants selon leurs convictions et au droit des enfants à la liberté de religion.
Le crucifix a fait son apparition dans les écoles du pays avec l'unité de l'Italie, en 1861.

Mon point de vue est celui d’un agnostique, Républicain pur et dur et de ce fait ardent défenseur de la laïcité.

Mais je peux comprendre la réaction du peuple italien.

Nous sommes en présence d’une offensive caractérisée des organisations musulmanes qui luttent pour une disparition progessive des symboles liés à la culture judéo-chrétienne de l’Europe, et en même temps pour que les institutions imposent aux sociétés européennes la tolérance et le respect de leurs propres symboles.

Il y a deux ans, les Musulmans exigeaient, en Belgique, que les arbres de Noël, symboliquement installés à l’entrée de certains établissements publics – il s’agissait en l’occurence du Palais de Justice de Bruxelles – soient supprimés, entrainant une réaction extrêmement ferme du personnel (non musulman ) du même Palais de Justice, et des réactions identiques dans d’autres administrations.

Il y a là, un phénomène curieux, qui consiste au nom d’une stricte laïcité ( dont les extrêmistes musulmans contestent les principes), à faire reculer la présence de symboles qui dépassent la signification religieuse dont ils sont issus,- et qui appartiennent à notre culture, voire même à notre environnement, depuis toujours , à un point tel que nous n’en percevons même plus la signification d’origine,- tout en s’efforçant d’imposer les leurs.

Un jour viendra où les mêmes organisations exigeront que les clochers des églises de nos villages soient rasés car leur présence dans les paysages les perturbe…..

La Cour Européenne, sans doute sensible aux pressions qui s’exercent de toutes part en Europe commet l’erreur de plier devant le vent “politiquement correct” qui souffle depuis des lustres, et qui est à l’origine du renoncement, dans le projet défunt de Constitution Européenne, à la mention des “racines judéo-chrétiennes” de notre continent.

Elle est désavouée par tout un peuple qui refuse de renoncer à ses traditions, à ses coutumes, à sa culture, à une époque où nous sommes abreuvés de reportages télévisés qui nous montrent avec une compassion larmoyante des peuplades issues de la préhistoire qui luttent afin que la “modernité” ne vienne pas les priver du bonheur de rester pareils à eux mêmes.

7 novembre 2009

Identité nationale encore…

Classé dans : Actualité, Caustique, Histoire — Mots-clefs :, — berdepas @ 6:49
Lu dans le Monde de ce soir:
Jean-François Bayart, directeur de recherche au CNRS et chercheur au CERI-Sciences Po.

Jean-François Bayart : “Il n’y a pas d’identité française”

LEMONDE.FR | 06.11.09 | 14h47  •  Mis à jour le 06.11.09 | 17h33
Voila qui devrait mettre fin au débat !!!!
 Et ça se dit “Chercheur au CNRS”!!! On comprend mieux pourquoi nos chercheurs ont la réputation de chercher…. sans trouver grand chose.
Mais là, la trouvaille scientifique est de taille. Elle bouleverse nos certitudes !!!!
 
Il mérite d’être fait Chevalier. Nous aurions ainsi dans notre Histoire un second Chevalier Bayard, “sans peur et sans reproche” !!! ça peut toujours servir…..

Identité nationale ( contribution).

Classé dans : Actualité — berdepas @ 1:40

Lu dans Valeurs actuelles du 5 Novembre 2009, cette information qui vient à point nommé, dans le débat sur “l’identité Nationale”.

On y apprend ceci (je cite):

 ”Pour s’être prononcée en faveur de l’interdiction de la burqa, Elisabeth Badinter a fait l’objet d’une lettre ouverte, intitulée “Elisabeth, va t’faire intégrer”, signée Houria Bouteldja, sur le site des Indigènes de la République, proche de l’extrême gauche.

Daté du 16 Septembre, avant le lancement du débat sur l’identité nationale, le texte fait, depuis – pour le dénoncer – un vrai buzz sur Internet.

“La France ne sera plus jamais comme dans les films de Fernandel, est-il notamment écrit. Notre simple existence, doublée d’un poids démographique relatif ( 1 pour 6 )africanise, arabise, berbérise, créolise, islamise, noirise la fille ainée de l’Eglise, jadis blanche et immaculée aussi sûrement que le sac et le ressac des flots polissent (…) les blocs de granit aux prétentions d’éternité.”

Une opinion fort répandue au sein de la population immigrée en Europe : témoin cette femme Marocaine en consultation chez un gynécologue espagnol qui, selon un article paru dans “Las Provincias”, dénonce (!!!) les attentats à la bombe des terroristes de Madrid qu’elle considère comme des absurdités. “Ce n’est pas avec les bombes de ces imbéciles que nous parviendrons à nos fins. C’est nous, les femmes, avec notre ventre qui réaliserons la “Reconquista”…..

Cette Houria Bouteldja – dont le sens de la formule poétique est inimitable - est l’auteure d’un mot célèbre pour qualifier les “Français de souche”. Des “sous-chiens”qu’elle méprise au dernier degré.

 Cette apostrophe devrait faire réflechir quelques “beaux esprits”, d’autant qu’elle s’adresse à une intellectuelle respectable et respectée qu’on ne peut soupçonner d’alimenter des opinions racistes ou xénophobes.

Houria Bouteldja, indigène de la république, porte-drapeau de l'islam

Elle devrait inciter quelques uns de ces “beaux esprits” à réflechir sur la question de savoir où sont les racistes et les xénophobes…..

Houria Bouteldja ne saurait mieux dire pour montrer qu’il y a au sein de la population immigrée, des gens qui ne cachent pas leurs sentiments, pas plus que leurs objectifs.

Animés par une haine inextinguible du pays qui les a accueillis, refusant toute perspective d’intégration et encore moins d’assimilation, ces gens représentent une véritable menace pour “l’identité nationale”.

Ils agissent comme une “cinquième colonne”, infiltrent les associations, influencent certains milieux politiques et poluent tous les débats sur l’immigration, car ils légitiment les positions les plus extrêmes de ceux qui sont de moins en moins convaincus du fait que cette immigration là n’est pas “une richesse pour la France”, mais plutôt un boulet qu’elle se condamne à trainer derrière elle pour des générations.

Les propos contenus dans la lettre ouverte à Elisabeth Badinter sont à rapprocher d’une citation parue dans le Monde de ce jour, dans un article intitulé “Aux racines de l’identité française”,dans lequel l’Historienne Anne-Marie Thiesse déclare: ““C’est quand il se sent menacé qu’un groupe éprouve la nécessité de radicaliser sa différence par rapport aux autres, explique-t-elle. Ce n’est pas un hasard si l’expression “identité nationale” est apparue dans les années 1980, quand la France perdait son leadership et se sentait, du coup, plus vulnérable.”

Ce ne sont pas des invectives comparables à celles de Houria Bouteldja qui calmeront les craintes éprouvées par un nombre croissant de Français, face à l’envahissement de tous les domaines de la vie publique par les problèmes posés par une population immigrée non assimilable.

Pour avoir une idée plus complète des vues de Houria Bouteldja sur l’identité française, rendez-vous sur:

 http://www.indigenes-republique.fr/article.php3?id_article=700&var_recherche=Lettre+ouverte+%E0+Elisabeth+Badinter

Vous serez édifiés.

Identité nationale (suite).

Classé dans : Actualité, Histoire — Mots-clefs : — berdepas @ 10:43

J’ai obtenu l’autorisation de reproduire cet article sur mon blog :

http://criticusleblog.blogspot.com/2009/11/lidentite-nationale-ne-se-decrete-pas.html

Ce texte reprend sous une forme synthétique qui m’a séduit, de nombreux arguments développés au cours de ces dernières années sur mes deux blogs successifs.

Il est réconfortant de savoir qu’il existe encore, dans notre système éducatif, des Professeurs d’Histoire dont la conception de l’Histoire de France n’est pas entachée par des relents d’une idéologie marxisante, qui aboutissent à un enseignement “sélectif” des périodes de l’hisoire de ce pays, en ne retenant que ce qui peut alimenter, légitimer, ou “donner un sens” à l’Histoire, le seul et le bon, celui qui prépare les “lendemains qui chantent”…. 

Cet article été rédigé par un professeur d’histoire, surnommé « Guedbralec ».

Je cite:

“Depuis une trentaine d’années, on assiste à une déconstruction affichée de notre histoire et de ce qui a constitué « l’âme de la France ». De l’historienne afro-centriste Suzanne Citron qui affirme que la France a toujours été une terre métissée, jusqu’aux derniers propos tenus par Martine Aubry, prétendant que les valeurs qui font la France ne sont ni culturelles ni religieuses, la machine à broyer nos consciences est en marche et rejette à l’extrême-droite toute tentative de relier nos racines à un passé lointain.

L’identité nationale ne se décrète pas. Elle n’est pas le fruit d’une génération spontanée autour du seul fait de posséder une carte nationale d’identité.

Il serait temps de rappeler un peu quelques points nébuleux de notre histoire.

Bonaparte disait, au premier jour du Consulat : « De Clovis au Comité de Salut public, j’assume tout ». Les « rois qui ont fait la France », selon la formule de Georges Bordonove, assumaient au moment de leur sacre l’âme de la France et son héritage.

Mais de quel héritage s’agit-il ? Et quelle est cette « âme » dont nous parlons ?

La Gaule celte d’après Vercingétorix s’est parfaitement acclimatée au syncrétisme romain. L’intelligence des Romains a toujours été de s’appuyer sur les élites locales, tout en respectant le fonds religieux, et d’apporter le confort d’une société urbaine remarquablement structurée et équipée. Certes, des soldats romains se sont parfois installés sur des terres gauloises, mais en nombre raisonnable et la cohabitation fut en général calme et fructueuse. Rome a d’ailleurs connu un empereur né à Lyon (Claude, 41-54) et un empereur gaulois (Galba, 68-69).

Un évènement considérable est à prendre en compte : c’est la victoire du christianisme sur le paganisme à partir des IIIe et IVe siècles. D’abord religion des esclaves, séduits par la perspective d’une vie éternelle de félicité après une vie misérable, le christianisme s’introduisit au cœur de la domus romaine et des villae rurales, convertissant patriciens puis plébéiens. Durement réprimée dans un premier temps (les autorités romaines comprenaient difficilement une religion qui excluait toutes les autres), l’Église chrétienne eut ses martyrs, sous Domitien notamment (81-96), et non, comme on le croit trop souvent, sous Néron (54-68), dont le règne fut déconsidéré par les historiens de la dynastie flavienne pour mieux justifier cette dernière, et par la littérature du XIXe siècle (Quo Vadis). Petit à petit cependant, la force morale de ses martyrs et l’action continuelle d’évangélisation par les évêques ont fini par toucher les paysans gallo-romains (le mot « paysan » vient d’ailleurs du terme « païen » car ce furent les derniers à être évangélisés ; leur foi n’en fut que plus profonde).
Les cadres administratifs de l’Église catholique se superposèrent bientôt à ceux de l’administration romaine et au IVe siècle, la romanité se confondait avec la Chrétienté.

Ainsi donc, l’âme de la Gaule était intimement entrelacée de cultures celte, romaine et chrétienne, au cœur d’une population à très forte dominante celtique.

Au Ve siècle, les grandes invasions qui ont entrainé la chute de l’Empire romain d’Occident ont été le fait de tribus d’Europe centrale, poussées par les Huns. Cette « immigration » n’a jamais représenté plus de 5 % de l’Occident romain. Parmi elles, les Francs, installés en Belgique actuelle et sur le Rhin depuis le IIIe siècle, faisaient figure d’alliés du peuple romain auquel ils n’étaient pas soumis (« franc » veut dire « libre » en langue germanique). Mérovée, le grand-père de Clovis, s’est d’ailleurs distingué aux côtés du général romain Flavius Aetius dans la dernière grande victoire de Rome aux Champs Catalauniques sur les Huns d’Attila, en 451.

Les Francs étaient encore païens, et ce détail eut une importance extrême.

En effet, la plupart des royaumes barbares qui s’étaient constitués après 476 sur les terres gallo-romaines était gouvernée par des élites certes chrétiennes, mais de confession arienne. Arius était un évêque hérétique qui prônait un Christ homme et non dieu. Sa doctrine fut dénoncée, notamment au concile de Nicée (Asie mineure) en 325. Burgondes, Wisigoths et Alamans, pour citer les principaux peuples germaniques installés en Gaule, étaient tous trois ariens. Cette situation explique en grande partie la sourde opposition de la population majoritaire gallo-romaine, qui n’acceptait pas cette domination hérétique. Si l’on ajoute que ces royaumes pratiquaient un apartheid de fait (lois romaines pour les Gallo-Romains, lois germaniques pour les barbares, aucun mariage mixte, etc.), le mythe récent d’un mélange gallo-romano-germanique se trouve aisément battu en brèche.

La grande intelligence de Clovis, comme l’ont très bien montré à la fois Pierre Riché, qui fut mon professeur à Nanterre, et l’immense historien Georges Tessier, fut, instruit par l’évêque Rémi et conseillé par son épouse burgonde, Clothilde, elle-même catholique malgré son père, de comprendre que la population gallo-romaine se livrerait à celui qui respecterait sa croyance, le catholicisme étant intimement lié au sentiment de romanité, toujours présent et rassurant dans ces temps troublés.

Le 25 décembre 496 (ou 498, les historiens se divisent sur la question), Clovis, ainsi qu’un millier de ses guerriers, se convertit au christianisme catholique. Par ce geste, Clovis devenait l’allié objectif des évêques et disposait du soutien désormais acquis de l’ensemble des Gallo-Romains qui en firent une sorte de libérateur à mesure qu’il s’emparait du royaume des Alamans et des Wisigoths.

Ce baptême fut ainsi l’acte fondateur d’un nouveau contrat entre la Gaule ancienne et l’âme germanique des Francs. Largement minoritaires, ceux-ci se fondirent dans le creuset gallo-romain. Mais les trois dynasties franques (mérovingienne, carolingienne et capétienne) furent désormais légitimes aux yeux du peuple pour les gouverner.

Il serait donc absurde de nier les racines chrétiennes de la France.

Au VIIIe siècle vint l’invasion arabe. S’emparant de la plus grande partie de l’Espagne en 711, les « Sarrasins » poussèrent vers les Pyrénées pour pénétrer au nord de l’ancien royaume des Wisigoths, en Aquitaine. Ils furent arrêtés en octobre 732 par le Maire du Palais d’Austrasie, Charles Martel, véritable maitre des Francs (les derniers rois mérovingiens étaient souvent des adolescents que l’on sortait du couvent pour figurer sur le trône). Poitiers retentit donc longtemps comme l’acte de résistance des Francs chrétiens contre l’invasion des Arabes musulmans.

Une petite musique voudrait nous faire entendre ces dernières années, souvent pour des motifs politiques de paix sociale dans nos banlieues, que le contexte de 732 n’était pas « national » et que les Arabes venaient apporter les bienfaits de leur civilisation, et la retranscription des grands auteurs grecs à un Occident obscurci par la barbarie germanique.

Certes, Charles Martel n’avait peut être pas conscience de défendre l’Occident chrétien face à l’Islam, mais la bataille de Poitiers a permis d’unifier les royaumes francs sous son autorité et de préparer la renaissance carolingienne conduite par son petit-fils Charlemagne.

Quant à la civilisation musulmane, s’il est vrai que le califat de Cordoue fut une curieuse expérimentation de cohabitation juive, chrétienne et musulmane (encore que celle-ci ne fut pas aussi productive que le pense Amin Maalouf dans son ouvrage Les croisades vues par les Arabes ou que le montre le cinéaste égyptien Youssef Chahine dans son film lumineux Le Destin qui raconte la vie du philosophe Averroès), ce « miracle andalou » se produisit bien après l’époque de Charles Martel, vers le XIIe siècle.

Soyons clairs, à l’apogée de la civilisation arabo-musulmane, j’aurais préféré être soigné par un médecin syrien qui aurait apposé un emplâtre à ma jambe infectée que par un médecin franc qui me l’aurait (mal) coupée.

Mais il serait malhonnête de faire croire que dans le même temps, l’Occident nageait dans les ténèbres. Alcuin, Eginhard, le miracle carolingien, la renaissance de l’esprit antique, on doit largement tout cela à l’action profonde de l’Église chrétienne qui lance les réformes clunisienne puis cistercienne, ces monastères du savoir, vecteurs des philosophies chrétiennes. D’autre part, en imposant la trêve de Dieu, qui limitait les jours de guerre, ainsi que la paix de Dieu, qui interdisait les guerres privées, l’Église catholique a largement contribué à la renaissance occidentale après les temps difficiles du Xe siècle. L’Europe se couvre d’un blanc manteau d’églises, selon la formule de Raoul Glaber, et bientôt, les grandes cathédrales gothiques dressent leurs flèches imposantes vers un ciel qu’on sent désormais plus serein. L’architecture occidentale retrouve ainsi ses lettres de noblesse.

La deuxième vague d’invasion barbare ne transforme pas véritablement le vieux creuset gallo-romain. Les Normands ne sont pas nombreux et surtout, après 911, se convertissent largement au catholicisme et en deviennent les grands défenseurs, après en avoir été les bourreaux pendant un temps (« De la terreur des Normands, Seigneur, délivrez-nous. »).

Ainsi, tout au long du Moyen-Âge, la France s’est constituée autour de deux valeurs essentielles : la romanité et le catholicisme. Cela est si vrai que chaque empire en Europe, et ce jusqu’à l’Union européenne, s’est fondé sur la volonté parfois même inconsciente de reformer l’ancien âge d’or de la Pax romana. Je rappellerai également que l’Union européenne a largement été initiée par le centre démocrate-chrétien (le MRP en France par exemple). Il est donc doublement absurde d’entendre Valéry Giscard d’Estaing, qui est issu de ce même centre, récuser les origines chrétiennes de l’Europe.

Nous aurions beaucoup à dire sur les contre-sens et les préjugés sur l’Inquisition ou la Reconquista espagnole. Ces idées reçues tirent leur source du développement des Lumières philosophiques du XVIIIe siècle. Il n’est pas question de condamner ici Voltaire, Diderot ou Rousseau, mais de rappeler que si nous leur devons les concepts de tolérance, de liberté, d’égalité, de fraternité et d’instruction, ces valeurs existaient déjà chez nombre de prêtres de l’Église romaine dont le concept, ne l’oublions pas, se fonde sur le choix, le libre-arbitre et le doute.

Les Lumières et la Révolution française ont initié dans leur critique de l’absolutisme garanti par le catholicisme un mouvement de rejet généralisé de « l’Ancien Monde » féodal qui en fait n’existait plus guère que dans les esprits. Les capétiens avaient imposé un modèle centralisé, et depuis Richelieu, la féodalité avait largement reculé.

On peut certes reprocher à la France monarchique sa trop grande bureaucratie, son administration pléthorique et son inefficacité chronique à faire rentrer les impôts, ainsi que des privilèges devenus au fil du temps insupportables pour les Français. Mais rappelons quand même que la situation n’était pas aussi simple. 80 % des paysans étaient propriétaires et, dans l’ensemble, les Français du XVIIIe siècle vivaient bien mieux qu’au siècle précédent, ce qui d’ailleurs explique leur frustration et leur colère lorsque les récoltes des années 1786-1788 furent si désastreuses, le spectre de la famine ressurgissant brusquement. Les dépenses somptuaires et l’éloignement de la Cour à Versailles firent le reste.

Peut-on se féliciter qu’au bout de deux cents ans de révolutions et de plus de cent trente ans de République, la situation ne soit guère différente de celle qui prévalait à la veille de 1789 ? Les privilèges de certains ont largement remplacé ceux d’antan.

Les philosophes et la Révolution française ont voulu éradiquer la religion chrétienne du sol français, sans totalement y parvenir. En 1945, 80 % des Français allaient encore à l’église le dimanche, malgré l’offensive des « hussards noirs de la République » et de la séparation de l’Église et de l’État en 1905.

C’est essentiellement l’action communiste d’après-guerre, médiatiquement impressionnante et d’une efficacité redoutable, comme l’a fort bien montré Maurice Druon dans La France aux ordres d’un cadavre qui, peu à peu, en tenant l’Éducation nationale et les rênes de l’administration, a procédé à une déchristianisation de surface. Les communistes ont été rejoints, puis dépassés dans la surenchère par les intellectuels trotskistes, qui ont largement fait Mai 68.

Présents dans les médias, dans les associations antiracistes et longtemps majoritaires au sein de l’Éducation nationale, ces groupuscules ont établi un terrorisme intellectuel formidable en transformant l’histoire de France, que nul n’apprend plus depuis 30 ans, puisque ces derniers sont à l’origine des « nouvelles pédagogies » sur l’éducation. Le savoir étant d’essence bourgeoise et « de classe », il fallait encourager la spontanéité de l’enfant qui devait « construire son propre savoir » dans un salmigondis rousseauiste mal digéré. Le problème est que ces gens sont aujourd’hui l’Éducation nationale et forment une forteresse inexpugnable que seul un raz-de-marée d’exaspération pourra emporter.

C’est dans cette mouvance d’extrême-gauche, voire d’ultra-gauche, que nous trouvons ces pseudo-intellectuels en général appuyés par des sociologues, tel l’insupportable Dominique Wolton. Leur doctrine ?

La France est par essence coupable de grands crimes : les bûchers des sorcières, l’esclavage, la colonisation, Vichy, le 21 avril 2002. Comme l’a parfaitement décrit Pascal Bruckner dans Le sanglot de l’homme blanc, la majorité doit battre sa coulpe et accepter sans sourciller une repentance généralisée sur tous les sujets. Et Houria Bouteldja, porte parole des « Indigènes de la République », exige des « souchiens » , c’est-à-dire des Français de souche (jeu de mots volontairement douteux) de s’africaniser, de se métisser, d’autres encore réclament l’adaptation de la République à l’islam.

La tradition française est l’assimilation des minorités au modèle français. Ce fut le cas de toutes les immigrations jusqu’en 1950. Ce modèle assimilationniste est désormais caduc.

Nous entrons dans un modèle à la britannique (instauré Outre-Manche malgré le discours prophétique d’Enoch Powell, en 1968) du multiculturalisme qui ne convient absolument pas aux racines profondes de l’identité française.

C’est pourquoi le débat actuel essaie de nous vendre une identité « à la carte ». Les uns s’arrêtent à la simple possession de papiers, d’autres essayent vainement de s’inscrire dans une tradition d’accueil largement infondée.

La vérité est que ce débat est d’avance tronqué. Il faut tout d’abord rendre la France à son histoire et l’enseigner à nouveau à nos enfants.

Je suis un enseignant fidèle à la laïcité. Un enfant de la République, un enfant de la Révolution, un enfant des Lumières, mais aussi un enfant des capétiens, de l’Église et de nos peintres, de nos sculpteurs et de nos écrivains, et j’assume tout. Les victoires comme les défaites, les héros comme les salauds, les apogées et les périodes les plus sombres. C’est cela, être français. Si vous ne vous y reconnaissez pas, mademoiselle Bouteldja, peut-être ce pays, finalement, n’est-il pas fait pour vous.”

Guedbralec 

Je peux reprendre cette conclusion à mon compte. C’est ainsi que je conçois le fait d’être Français.

Criticus, le blog politique de Roman Bernard.

6 novembre 2009

Identité de la France.

Classé dans : Actualité, Histoire — Mots-clefs : — berdepas @ 12:52

Je m’interroge, comme beaucoup d’autres, sur la réelle opportunité du débat ouvert par Eric Besson, Ministre de l’Immigration, de l’Identité Nationale et de je ne sais quoi encore, à propos de l’identité française.

Ce débat va permettre, à tout ceux qui n’ont à débiter que le flot habituel des banalités qui flottent dans “l’air du temps”, de s’épancher sur ce qu’est, selon eux, l’Identité Française, sans que cela ne change quoi que ce soit dans la perception de ce qu’est l’identité réelle de ce pays qui, malmenée par les gesticulations superficielles de l’actualité, émerge des profondeurs de son Histoire.

Il suffit pour trouver la réponse à ces questions si souvent soulevées par ceux qui voudraient, contre le cours de notre Histoire commune, remettre en question les fondements de cette identité, de se replonger dans les trois tomes – passionnants- de l’oeuvre de Fernand Braudel intitulée “L’identité de la France”. Et de relire au passage un autre ouvrage du même auteur intitulée “Grammaire des Civilisations”.

L'identité de la FranceGrammaire des civilisations

On y constatera que cette question, ne trouve pas sa réponse sur les seuls bords de la Rive Gauche de la Seine, mais dans les innombrables villages à la silhouette si particulière d’où se détache le clocher de ces églises aujourd’hui désertées par leurs fidèles….

Paris n’est pas toute la France. Même si l’Histoire de ce pays s’est souvent écrite à Paris.

Notre époque est hantée par la difficulté d’engager un mythique ”dialogue des cultures”, afin d’échapper au “Choc des Civilisations” décrit par Huttington, dans un ouvrage fort décrié, que j’ai évoqué dans de précédents billets. Le refus de comprendre que pour dialoguer il faut être deux, aveugle ceux qui militent en faveur de ce dialogue.

Le Monde publiait aujourd’hui l’interview d’un éminent intellectuel, en la personne de Philippe Descola, Professeur au Collège de France, qui évoquant l’oeuvre de Levy-Strauss, nous affirme que ce dernier avait à coeur de dénoncer la récupération politique du débat sur l’identité de la France . Evoquant certains aspects de l’oeuvre de Levy-Strauss, il indique que ( extrait ):

“………Le deuxième texte, Race et Culture, visait à préciser certains aspects du premier, mettant l’accent sur le fait que pour qu’il puisse y avoir échange et contraste entre sociétés voisines, il faut qu’elles conservent une certaine forme de permanence dans les valeurs et les institutions auxquelles elles sont attachées. Lévi-Strauss voulait souligner que l’échange n’implique pas l’uniformisation. Quand il est entré à l’Académie française, on lui a reproché d’intégrer une institution vieillotte. Or il répondait que les rites et les institutions sont fragiles et que par conséquent, il faut les faire vivre. Il portait, sur les institutions de son propre pays, un regard ethnographique, le “regard éloigné”, celui que l’on porte sur des sociétés distantes.

Je retiens de ce propos l’opinion selon laquelle, une culture n’est apte au dialogue qu’à partir de l’instant ou elle prend conscience de sa singularité . Il me semble qu’un exemple remarquable de cette prise de conscience se rencontre auprès des Canadiens francophones, dont le dialogue avec les anglophones s’appuie sur l’affirmation d’une forte identité, dont la langue n’est pas le seul symbole.

L’identité française serait une sorte de mélange singulier et complexe de références à des valeurs communes, héritées des influences judéo-chrétiennes, d’un sentiment de fierté pour certains, de dénigrement pour d’autres , à l’égard de ce qu’a été l’Histoire de ce pays, avec ses moments de grandeur, et ses périodes sombres.

 Histoire qui, comme certains voudraient le laisser croire, n’a pas commencé avec la Révolution de 1789.

Néanmoins les “principes républicains” font également partie de ce patrimoine de valeurs, dont les plus souvent évoquées sont celles inscrites au fronton de nos Mairies: “Liberté, Egalité, Fraternité”.Sans parler de la “laïcité” qui occupe depuis quelques décades une place centrale dans les débats sur l’identité française.

Tout cela est abondamment évoqué dans l’oeuvre de Braudel.

Certes, l’apport de l’immigration, à toutes les époques de notre Histoire, n’est pas négligeable.

Et Braudel en fait état.

L’immigration a souvent été une source d’enrichissement pour notre pays, mais cet argument fait l’objet d’un usage abusif par ceux qui  par une  générosité apparente ( ou par calcul ???) voudraient faire du courant d’immigration actuel, une “source de richesse”. 

Ce point de vue est contestable, compte tenu de l’origine de ceux qui  soit par les portes, soit par les fenêtres cherchent à pénétrer dans notre pays. Mais ce point de vue bénéficie du fait qu’il ne peut être contesté avec des données mesurables, tant il a été fait pour masquer les effets de ce phénomène en interdisant toute forme de statistiques “ethniques” sous prétexte de “lutte contre les discriminations”.

En tout état de cause, l’image généreuse de ”la France terre d’accueil” fait partie de l’identité de ce pays singulier. Mais elle ne saurait résumer à elle seule toute l’identité du “cher et vieux pays”dont le rayonnement, même s’il s’est affaibli au cours du siècle dernier, puise ses sources dans la richesse de ses repères culturels.

Ceux qui craignent que l’immigration, et par une dérive possible, la xénophobie, ne dénature le sens du débat qui vient de s’engager, sont souvent ceux-là mêmes qui rêvent d’une France métissée, multicolore, ouverte à tous les vents du large….et pourquoi pas, à toute la “misère du Monde”.

La France n’est pas, et ne sera jamais, le Brésil. Quelle que soit la sympathie que l’on puisse éprouver pour ce pays, pour sa culture, sa musique, …ou son football !!!

N’en déplaise aux amateurs d’exotisme à la maison …

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